Retraite: quitter le marché du travail à 50 ans !
Une proposition de loi déposée à l’Assemblée ce jeudi, le 29 janvier ouvre la voie à une réforme significative du départ anticipé pour les salariées du secteur privé. Portée par un groupe de parlementaires, l’initiative vise à élargir l’accès à ce dispositif en le rendant purement volontaire et en supprimant le critère actuel de la maternité.
Le texte, enregistré sous le n°104-2025, entend selon ses auteurs « renforcer les législations en vigueur » en mettant fin à l’obligation d’être mère de trois enfants. L’accent est mis sur la liberté de choix de la salariée, présentant la mesure comme une opportunité de mieux concilier vie personnelle et professionnelle. L’exposé des motifs avance que cela permettrait aux femmes de se consacrer davantage à leur famille, à leurs loisirs et de s’affranchir des pressions du travail.
Le dispositif central, détaillé dans l’article premier, est clair : toute femme affiliée à la sécurité sociale et active dans le privé pourrait demander sa retraite dès 50 ans, à la double condition d’avoir validé au moins 80 trimestres de cotisations et de cesser toute activité rémunérée.
Consciente des enjeux financiers, la proposition inclut une clause de sauvegarde. L’article 2 impose à l’État de veiller au strict respect de l’équilibre des comptes de la Caisse nationale de sécurité sociale et de mettre en place les mécanismes nécessaires à leur pérennité.
Pour son application concrète, l’article 3 renvoie à un futur décret gouvernemental, qui devra être pris sur proposition du ministre chargé des Affaires sociales, afin d’en préciser les conditions et modalités pratiques.

