Le syndicat des pharmacies exige une rupture budgétaire urgente
Face à des pénuries persistantes, le ton monte dans le secteur pharmaceutique tunisien. Mohamed Saleh Kaddachi, Secrétaire Général du Syndicat tunisien des propriétaires de pharmacies privées, a tiré la sonnette d’alarme, ce jeudi, sur les ondes d’une radio. Il a insisté sur l’urgence de séparer le budget du ministère de la Santé de celui du système des retraites, une mesure jugée vitale pour désamorcer la crise.
Kaddachi a défendu avec force l’idée d’une souveraineté sanitaire accrue, en prônant notamment l’autosuffisance par la production locale des médicaments qui ne disposent pas encore de génériques sur le sol tunisien. Selon ses chiffres, la production nationale couvre actuellement entre 65% et 70% des besoins en médicaments du pays.
Le responsable syndical a aussi souligné que la question de la tarification des médicaments, une compétence relevant actuellement du ministère du Commerce, nécessite une réactivation d’une commission spécialisée dédiée.
Cette intervention syndicale s’inscrit dans un contexte d’effervescence au sommet de l’État. Elle fait suite à une réunion de haut niveau présidée par le Président de la République, Kaïs Saïed, qui s’est tenue avec les ministres de la Santé et des Affaires sociales, ainsi que les directeurs de la Pharmacie Centrale, de l’Agence nationale du médicament, et des représentants des ordres des médecins et des pharmaciens.

