Economie

La baisse des prix mondiaux offre un répit à la Tunisie

Selon le dernier indice mensuel de la Banque mondiale, les marchés mondiaux des matières premières ont enregistré un net repli au mois d’octobre. Le baromètre général a fléchi de 2,2 % sur un mois et affiche un recul significatif de 8,7 % sur un an. Ce mouvement de baisse est largement imputable au secteur de l’énergie, qui a tiré l’ensemble des cours vers le bas.

Le pétrole brut, principal moteur de cette contraction, a vu son prix se contracter de 5,1 %. En revanche, dans un mouvement contraire, le gaz naturel américain a connu une forte appréciation, grimpant de 7,5 %.

Stabilité trompeuse pour les produits non énergétiques

Hors énergie, l’indice est resté globalement stable, affichant une hausse marginale de 0,2 %. Cette stabilité apparente cache toutefois de profondes disparités. Alors que les prix des denrées alimentaires ont baissé de 0,8 %, les métaux ont connu une envolée remarquable. Le sous-indice des métaux et minéraux a bondi de 5,5 %, et celui des métaux précieux a explosé avec une progression mensuelle de 11,4 %. Cette dernière hausse est notamment portée par l’or, dont le cours s’est littéralement emballé, affichant une progression de 54,4 % depuis le début de l’année.

Une tendance globalement favorable pour la Tunisie

Pour la Tunisie, qui suit avec une attention particulière l’évolution de certains marchés, la tendance reste majoritairement positive. Les cours des céréales, cruciaux pour le pays, ont poursuivi leur baisse (-1,3 %), tout comme ceux des autres produits alimentaires (-0,7 %). Cette dynamique est de nature à soulager la pression sur la facture des importations.

Le secteur des engrais, vital pour l’agriculture tunisienne, présente un bilan plus contrasté. Si les prix ont nettement reculé sur un mois (-6,6 %), ils se maintiennent à un niveau encore élevé, restant supérieurs de 13 % à ceux d’octobre 2023. Une analyse plus fine révèle que si le phosphate brut est stable, des produits transformés comme le DAP et le TSP affichent toujours des niveaux alarmants, dépassant de plus de 30 % leurs prix d’octobre de l’année précédente, un signal qui appelle à la vigilance pour les mois à venir.

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