172 000 milliards de wons : Samsung signe un deuxième trimestre historique grâce à l’IA
Le géant sud-coréen vient de signer des résultats historiques, portés à bout de bras par sa division semi-conducteurs, grande bénéficiaire de la frénésie autour de l’intelligence artificielle. Sur la période avril-juin, Samsung affiche des chiffres qui donnent le vertige.
Avec un chiffre d’affaires de 171 500 milliards de wons, soit l’équivalent de 120 milliards de dollars, la firme enregistre une progression de 130 % sur un an. Mais c’est surtout du côté des bénéfices que l’explosion est la plus frappante : ils atteignent 89 500 milliards de wons (62,7 milliards de dollars), en hausse de près de 1 800 % par rapport à la même période en 2025. Une multiplication par 19 en l’espace d’un an.
La mémoire au cœur du succès, les smartphones en première ligne
La dynamique est évidemment portée par la division semi-conducteurs, dont les profits ont été multipliés par 250 sur un an. La demande effrénée pour les composants mémoire, dont les prix ont flambé avec l’essor des infrastructures liées à l’IA, profite pleinement au conglomérat, déjà chez lui au premier trimestre.
À l’inverse, la division mobile accuse le coup. Malgré le bon accueil réservé à la gamme Galaxy S26, Samsung affiche des pertes de 700 milliards de wons (environ 490 millions de dollars) dans ce secteur. Une contre-performance directement liée à la hausse des coûts des composants mémoire, qui renchérit mécaniquement le prix de revient des smartphones.
Des contrats long terme pour sécuriser l’avenir
Conscient que le marché des mémoires reste volatil, Samsung a choisi d’anticiper. Le groupe a déjà sécurisé des accords de fourniture pluriannuels avec cinq des plus grands opérateurs de centres de données, et négocie actuellement des contrats similaires avec cinq autres acteurs majeurs. « Presque tous nos clients réclament des engagements sur plusieurs années », a confié Jaejune Kim, vice-président de la division semi-conducteurs.
L’ambition affichée : couvrir les deux tiers de la production de mémoires via ces contrats à long terme, une stratégie destinée à mettre Samsung à l’abri d’un éventuel retournement brutal du marché. La crise pourrait même s’aggraver en 2027, prévient déjà le groupe, qui mise sur ces accords pour stabiliser ses revenus face à une demande toujours plus insatiable.

