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Range Rover Electric : Le luxe britannique passe à la haute tension

Après des années d’attente et de multiples reports, le constructeur britannique lève enfin le voile sur son premier SUV 100 % électrique. Au programme : une silhouette iconique préservée, une batterie généreuse de 118,5 kWh et des performances qui ne renient pas la lignée.

C’est une page qui s’ouvre dans l’histoire de Land Rover. Attendu depuis plusieurs années, le Range Rover Electric fait son entrée sur le segment des SUV de luxe zéro émission. Et si certains constructeurs ont fait du passage à l’électrique un prétexte pour réinventer leurs lignes, les ingénieurs britanniques ont privilégié la continuité stylistique. Pari risqué ? Assumé, répond la marque, qui entend rassurer une clientèle attachée aux codes esthétiques et à l’identité visuelle du modèle.

Un design inchangé, une mécanique révolutionnée

À première vue, rien ne distingue ce Range Rover Electric de ses homologues thermiques. Mêmes proportions massives, mêmes lignes architecturales, même présence sur la route. Seuls quelques détails aérodynamiques et des éléments de carrosserie spécifiques trahissent sa nature électrique. Une stratégie délibérée, selon Land Rover, qui mise sur la reconnaissance immédiate du modèle pour séduire une clientèle acquis au luxe et au confort.

L’habitacle perpétue cette philosophie. L’ambiance haut de gamme caractéristique du SUV britannique est conservée, mais les équipes ont particulièrement soigné l’insonorisation. Sans moteur thermique pour troubler le silence, le Range Rover Electric promet une expérience de conduite d’un « calme olympien », selon les termes employés par la marque.

Une fiche technique qui impressionne

Sous le plancher, la technologie est au rendez-vous. La batterie de 118,5 kWh associée à une architecture 800 volts autorise une autonomie de 600 km en cycle WLTP, soit environ 535 km en conditions réelles d’après les estimations du constructeur. Des chiffres à modérer selon les conditions d’utilisation, particulièrement en usage tout-terrain.

Côté performances, le SUV ne fait pas dans la demi-mesure. Deux moteurs électriques de 260 kW, répartis sur les deux essieux, développent une puissance cumulée de 550 chevaux pour un couple de 850 Nm. De quoi propulser les près de trois tonnes de l’engin de 0 à 100 km/h en environ 4,5 secondes, selon la configuration choisie.

Recharge express et capacités tout-terrain préservées

L’architecture 800 volts permet des sessions de recharge rapide jusqu’à 350 kW en courant continu. Sur une borne adéquate, le temps de charge de 10 à 80 % est annoncé à une vingtaine de minutes, avec la promesse de récupérer 220 km d’autonomie en seulement dix minutes. Une performance qui suppose évidemment de trouver des infrastructures à la hauteur.

Fidèle à sa réputation, le Range Rover Electric conserve ses aptitudes tout-terrain. Le SUV peut franchir des gués jusqu’à 90 cm de profondeur et tire parti du couple instantané des moteurs électriques pour une gestion plus fine des situations délicates. Sa capacité de remorquage atteint 2 500 kg.

Un positionnement tarifaire sans surprise

Le prix, lui, reste à la hauteur du blason : 161 500 euros en France pour la version d’entrée de gamme. Une somme conséquente, mais cohérente avec le positionnement du modèle et les tarifs déjà pratiqués par les versions thermiques et hybrides rechargeables.

Le véritable tour de force du premier Range Rover électrique se joue donc sous la carrosserie. Entre batterie surdimensionnée, puissance maîtrisée et capacités de franchissement préservées, le SUV britannique entend bien prouver que l’électrification n’est pas incompatible avec l’ADN tout-terrain et luxueux qui a fait sa réputation.

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