Plusieurs pays africains font face à des problèmes d’approvisionnement en carburant
Des difficultés dans plusieurs pays africains ces derniers jours pour faire le plein des véhicules, avec des files d’attente qui s’étendent devant les stations. Ce sont des scènes vues à Ndjamena et à Yaoundé notamment, comme dernièrement au Burkina Faso. En même temps, d’autres pays ont annoncé des augmentations des prix ces derniers jours, dont le Sénégal ou le Congo-Brazzaville.
Il s’agit des répercussions de la guerre en Ukraine et des sanctions européennes contre la Russie, qui ont entraîné la redirection des produits pétroliers russes vers d’autres acheteurs, ce qui a engendré un déséquilibre des flux d’approvisionnement à l’échelle universelle.
Conséquence : si le prix du brut est revenu autour de 80$ le baril, contre 120$ en mars, le coût du raffinage a augmenté, ce qui pèse sur les pays qui n’ont pas, ou pas suffisamment, les infrastructures nécessaires.
En Afrique, c’est le cas en premier lieu des pays enclavés, mais aussi des pays côtiers, même les producteurs de pétrole brut en manque de capacité de raffinage, et soumis à des prix d’achat en hausse.
Les États n’ont pas toujours les fonds nécessaires puisqu’ils sont déjà confrontés à des difficultés budgétaires face à une inflation généralisée. Ceci conduit à un ralentissement des livraisons.