Environnement

Lancement officiel de la « Ceinture verte », un vaste projet de reboisement national

Le gouvernement tunisien a officiellement donné le coup d’envoi, dimanche 18 janvier, à un important programme de reboisement dénommé « Ceinture verte ». Portée par le ministère de l’Environnement, cette initiative nationale vise à freiner la dégradation des terres et la désertification qui affectent les régions du centre et du sud du pays.

Une bande écologique pour protéger les territoires

Ce projet, élaboré en collaboration avec les Directions générales des forêts et les autorités locales, a pour objectif de créer un corridor écologique continu s’étendant sur plusieurs gouvernorats. L’idée centrale est de protéger les zones agricoles contre l’ensablement, tout en développant les espaces verts et en promouvant des activités liées aux pépinières et à l’agroforesterie. Le programme prévoit également la valorisation des eaux usées traitées et des déchets verts issus de l’élagage, ainsi qu’un soutien aux pépinières gérées par la société Tunisie Autoroutes.

Des premières plantations symboliques

C’est le ministre de l’Environnement, Habib Abid, qui a lancé les opérations sur le terrain, en participant à une plantation d’arbres le long de l’autoroute. Les sites d’El Jem, Bir Salah, El Hencha et Menzel Chaker ont été les premiers concernés. Dès le premier jour, 4 000 arbres ont été mis en terre sur plus de 20 kilomètres d’autoroute. L’ambition est d’atteindre 60 000 plants d’ici fin 2026.

Le projet inclut aussi l’aménagement d’espaces verts et la réhabilitation de sites dégradés, comme l’ancienne décharge d’Agareb, dont la reconversion permettra son intégration à la réserve naturelle voisine d’El Gonna.

Un corridor écologique au cœur des zones vulnérables

Annoncé dès novembre 2025 lors de la Fête nationale de l’arbre, ce plan s’inscrit dans le cadre du Plan national de développement 2026-2030. Il ciblera en priorité les gouvernorats de Gabès, Sfax, Kairouan, Sidi Bouzid et Gafsa, des zones identifiées comme particulièrement exposées à l’avancée du désert.

Les autorités espèrent ainsi restaurer les sols, renforcer la résilience climatique de ces régions et associer étroitement les populations locales à une gestion durable de leurs ressources naturelles.

Visite sur des sites de réhabilitation

En marge du lancement, le ministre s’est rendu à Agareb, dans la région de Sfax, pour inspecter les travaux de réhabilitation d’un ancien site d’eaux usées. Celui-ci doit être transformé en sentier écologique. Dans la réserve attenante, des opérations de réintroduction d’oryx d’Arabie et de gazelles sont en cours, et près de 4 500 hectares ont déjà été replantés avec des pins et des caroubiers.

À travers ce vaste chantier écologique, la Tunisie entend concrétiser une stratégie de lutte contre la désertification et de préservation de sa biodiversité, tout en créant un cadre de vie plus vert pour ses citoyens.

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