Kaïs Saïed attribue les coupures d’eau et d’électricité à des actes de sabotage
Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé mercredi le 26 aout, au palais de Carthage, une réunion en présence de la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, du ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari, ainsi que du ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh.
La réunion s’est également tenue en présence des PDG de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) et de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE).
D’emblée, le chef de l’État a évoqué les coupures d’eau et d’électricité qui affectent actuellement plusieurs régions du pays. Il a assuré suivre la situation de près et salué les efforts déployés par les agents des deux entreprises, selon un communiqué de la présidence de la République.
Kaïs Saïed a toutefois refusé de considérer la récurrence des incidents récemment enregistrés dans plusieurs secteurs et régions comme de « simples faits isolés ».
À ce propos, il a affirmé que les enquêtes menées avaient établi que les coupures d’eau et d’électricité dans plusieurs régions du pays n’étaient pas dues à de « simples pannes », mais à des « actes de sabotage délibérément planifiés », visant à attiser les tensions, à propager des mensonges et des rumeurs et à priver les citoyens de leur droit d’accès aux services essentiels.
Par ailleurs, le chef de l’État a déclaré que « les ennemis de la patrie et leurs alliés sont désormais démasqués », soulignant que tant que le front intérieur restera uni et que la conscience citoyenne demeurera élevée, malgré toutes les tentatives de déstabilisation, « ces plans criminels seront voués à l’échec, quelle qu’en soit l’origine ».
Rappelant que « le peuple tunisien n’a plus besoin aujourd’hui de simples communiqués », mais plutôt « d’actes », Kaïs Saïed a estimé que certains moments dans la vie des nations et des peuples imposent plus que jamais de « faire le tri ».
Des moments qu’il a qualifiés de décisifs et de « fondateurs d’une histoire nouvelle ».

