Énergie : ce que va coûter à la Tunisie le câble sous-marin ELMED !
La Tunisie prendra à sa charge environ un tiers du coût total du projet d’interconnexion électrique avec l’Italie, connu sous l’acronyme ELMED. C’est ce qu’a révélé Mohamed Ali Finira, rapporteur de la Commission de l’industrie à l’Assemblée des représentants du peuple, lors d’une intervention sur les ondes de la Radio Nationale.
L’élu a qualifié cette infrastructure de vecteur majeur pour les futurs échanges d’électricité entre les deux rives de la Méditerranée, insistant sur son rôle crucial dans la stabilisation du réseau tunisien. Selon lui, cette interconnexion s’inscrit pleinement dans la stratégie de transition énergétique du pays et renforce la coopération avec l’Union européenne.
Ce projet arrive à point nommé alors que la Tunisie s’apprête à franchir une nouvelle étape. Dès l’année prochaine, a précisé Mohamed Ali Finira, le pays appliquera un prix sur le carbone. Une telle mesure impose une accélération du développement des capacités de production d’énergie propre et renouvelable, rendant l’apport de l’interconnexion d’autant plus stratégique.
Une infrastructure sous-marine de haute technologie
Concrètement, le projet ELMED reposera sur deux stations de conversion, nécessaires pour transformer le courant continu en courant alternatif. La première sera installée dans la délégation de Melaabi (délégation de Menzel Temime), et la seconde à Partanna, en Sicile.
Ces deux points seront reliés par un câble sous-marin haute tension de 500 kilovolts. D’une capacité de 600 mégawatts, il utilisera la technologie du courant continu sur un parcours de 200 kilomètres, atteignant par endroits une profondeur de 200 mètres.
Considéré comme un pilier stratégique pour la sécurité d’approvisionnement, ce raccordement avec l’Europe est attendu comme un levier pour moderniser le réseau tunisien. Il doit permettre de l’adapter aux exigences d’une énergie plus durable, en phase avec les objectifs climatiques fixés tant au niveau national qu’européen.

