Brésil : les Tunisiens toujours exemptés de visa touristique, mais les visas temporaires passent au numérique
Le Brésil modernise sa procédure consulaire. À compter du 1er septembre 2026, les visas temporaires (VITEM) délivrés aux ressortissants de pays bénéficiant d’une exemption de visa de visite seront désormais électroniques. Une réforme qui concerne également la Tunisie, sans pour autant modifier le régime de voyage pour les touristes tunisiens.
Pas de visa électronique obligatoire pour les courts séjours
Selon le tableau officiel « Entry Visas to Brazil » mis à jour le 26 août 2026, la Tunisie reste classée dans la catégorie VIVIS avec le chiffre 4, correspondant à une exemption de visa de visite pouvant aller jusqu’à 90 jours.
En clair : un Tunisen se rendant au Brésil pour le tourisme ou pour une mission d’affaires de courte durée n’a pas besoin de demander un visa électronique. L’exemption actuelle reste pleinement applicable.
Le ministère brésilien des Relations extérieures, qui a officialisé cette évolution le 28 août via son ambassade à Lima, précise que le VIVIS couvre notamment les séjours sans activité rémunérée ni intention d’établissement : tourisme, affaires, transit, événements sportifs ou culturels, conférences, etc.
Qui est vraiment concerné par le nouveau dispositif ?
La réforme cible les Tunisiens qui, pour des motifs spécifiques, doivent déjà obtenir un visa temporaire (VITEM). Sont concernés les séjours liés à :
- les études, la recherche ou l’enseignement ;
- une activité professionnelle salariée ;
- des missions religieuses, humanitaires ou de volontariat ;
- l’investissement ou des activités économiques, scientifiques ou technologiques ;
- le regroupement familial ;
- certaines pratiques artistiques ou sportives relevant d’un cadre professionnel.
Le VITEM XIV, dédié aux nomades numériques, entre également dans ce périmètre. Il s’adresse aux personnes travaillant à distance pour un employeur étranger.
Une procédure dématérialisée, mais pas sans contrôle
Le nouveau parcours s’appuie sur le Sistema Consular Integrado (SCI), la plateforme administrative du ministère brésilien. Les demandeurs concernés pourront transmettre leur dossier et pièces justificatives en ligne. Une fois le visa approuvé, il sera délivré sous forme électronique, sans qu’il soit nécessaire, dans la majorité des cas, d’apposer une vignette physique sur le passeport.
Conséquence pratique : fini l’obligation systématique de déposer son passeport au consulat pour la seule apposition du visa.
Cela ne signifie toutefois pas une disparition totale des contrôles physiques. Les autorités consulaires peuvent toujours exiger des documents originaux, des justificatifs complémentaires, voire convoquer le demandeur à un entretien si l’instruction du dossier le nécessite.
Des conditions inchangées, une délivrance modernisée
Le passage au visa électronique ne modifie ni les critères d’éligibilité, ni les autorisations préalables éventuellement requises, ni les obligations postérieures à l’arrivée au Brésil (notamment pour travailler ou s’établir). Certaines catégories de VITEM exigent déjà une autorisation de séjour délivrée par les autorités brésiliennes.
Le gouvernement brésilien insiste : la réforme porte sur le modus operandi de la délivrance, pas sur le fond du droit migratoire.
Un déploiement progressif à surveiller
Si l’entrée en vigueur officielle est fixée au 1er septembre 2026, l’application concrète dans les différents postes consulaires pourra connaître une phase d’adaptation.
Pour les Tunisiens concernés par une demande de VITEM, il est donc recommandé de consulter les instructions actualisées du consulat brésilien compétent avant toute démarche, afin de connaître précisément les modalités de transmission du dossier et les documents attendus.

