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Aux États-Unis, les data centers pourraient consommer plus de gaz naturel que l’Allemagne et le Japon réunis

À court d’énergie, les géants américains de l’IA explorent toutes les pistes, jusqu’au nucléaire en Europe. Mais l’urgence et l’ampleur de la demande les poussent déjà vers le gaz naturel. Et nous ne serions qu’au début d’un recours de plus en plus massif à cette énergie fossile.

Une consommation appelée à atteindre des niveaux jamais vus

La consommation de gaz naturel aux États-Unis s’apprête à franchir des seuils inédits. Selon un nouveau rapport de BloombergNEF, les centres de données devraient devenir, au cours de la prochaine décennie, le deuxième facteur de croissance de la demande de gaz dans le pays, derrière les exportations de GNL.

Les États-Unis disposent d’importantes ressources en gaz naturel à exploiter, une bonne nouvelle pour les titans de l’IA. Car la trajectoire est vertigineuse : à l’horizon 2035, les data centers américains pourraient consommer autant de gaz naturel que le Japon et l’Allemagne ensemble. D’ici dix ans, ils pourraient même en consommer davantage que ces deux pays réunis.

Jusqu’à 510 millions de m³ par jour

À cette échéance, les centres de données d’outre-Atlantique pourraient utiliser près de 510 millions de m³ de gaz chaque jour. Une estimation presque deux fois supérieure à celle avancée par la même institution neuf mois plus tôt. Ce calcul tient compte du fait que tous les projets actuels de data centers ne verront pas le jour.

Cette progression dépassera de très loin celle de l’ensemble des autres activités raccordées au réseau électrique américain. Les besoins des data centers connectés au réseau pourraient, à eux seuls, entraîner une consommation supplémentaire d’environ 425 millions de m³ de gaz par jour.

Un poids colossal sur le réseau

Pour mesurer la démesure de ce chiffre, cette hausse de la demande équivaut à cinq fois celle de tous les autres secteurs d’activité reliés au réseau électrique. Une consommation folle, qui devrait peser lourdement sur le système américain. La question est désormais simple : sera-ce soutenable ?

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