Automobile

L’Audi A2 renaît de ses cendres en version 100 % électrique

Vingt ans après sa disparition, la compacte allemande revient sur le devant de la scène. Fini l’image de « mal-aimée » : l’A2 e-tron veut désormais incarner la porte d’entrée de la mobilité premium signée Audi.

Produite entre 2000 et 2005, la première génération de l’Audi A2 n’avait jamais réussi à séduire le grand public. Pourtant, ses choix techniques audacieux et son efficience remarquable lui avaient valu une aura de pionnière méconnue. Aujourd’hui, la marque aux anneaux lui offre une seconde vie, dans un registre radicalement différent.

Un design compact taillé pour l’aérodynamisme

Avant même d’aborder les questions de puissance et d’autonomie, la nouvelle A2 e-tron frappe par son style résolument moderne. Audi a mis l’accent sur une silhouette compacte et travaillée, avec une face avant sculptée, une ligne de toit étudiée et des Air Curtains destinés à optimiser la gestion des flux d’air. Cette approche n’est pas qu’esthétique : avec un coefficient de traînée de 0,24, la citadine revendique l’une des meilleures performances aérodynamiques de la gamme.

La finition S Line, attendue au catalogue, renforcera ce caractère sportif avec des boucliers spécifiques, des jupes latérales, des entourages de vitres noir brillant et un diffuseur distinctif. Plusieurs teintes sont proposées, dont Intense Blue et Daytona Grey, pouvant être associées à des éléments contrastants en Mythic Black.

Quatre motorisations et jusqu’à 649 km d’autonomie

Audi décline sa nouvelle A2 e-tron en quatre niveaux de puissance : 170 ch, 190 ch, 231 ch et 326 ch. Trois capacités de batterie sont disponibles au choix : 52 kWh, 61 kWh et 84 kWh.

La version la plus sobre, équipée d’une batterie de 61 kWh, affiche une autonomie WLTP de 501 km. La déclinaison 231 ch, dotée de la batterie de 84 kWh, porte ce chiffre à 649 km. Même la version la plus puissante (326 ch, 84 kWh) atteint 630 km, un score remarquable pour une compacte.

Des tarifs qui montent en gamme

Côté prix, l’addition reste premium. En France, l’entrée de gamme (170 ch, batterie 52 kWh) est proposée à partir de 38 600 euros. La version 190 ch grimpe à 42 900 euros, la 231 ch à 46 900 euros, et le haut de gamme 326 ch atteint 52 000 euros.

Un habitacle high-tech et ingénieux

À bord, Audi soigne sa modernité. L’écran panoramique MMI est livré de série, associant un Audi virtual cockpit de 11,9 pouces (30,2 cm) à un écran tactile MMI incurvé de 12,8 pouces (32,5 cm), orienté vers le conducteur. Trois systèmes audio sont disponibles, dont une version Sonos de 660 watts et 14 haut-parleurs pour les mélomanes.

La console centrale intègre un compartiment de recharge sans fil compatible Qi 2.2, capable de recharger simultanément deux smartphones jusqu’à 25 W grâce à un refroidissement actif. Des aimants maintiennent les appareils en place.

Audi innove également avec le système breveté Fidlock, livré de série. Ce dispositif combine aimants puissants et verrouillage mécanique pour fixer d’une seule main porte-gobelets, sacs pour câbles ou sangles d’arrimage. Trois adaptateurs Fidlock et un porte-gobelet sont fournis d’office.

Une arrivée programmée pour la fin 2026

Les commandes ouvriront à l’automne 2026, pour des premières livraisons prévues dès décembre. Après avoir été incomprise à ses débuts, l’Audi A2 tente aujourd’hui sa reconquête. Avec une proposition électrique, un design affûté et des autonomies généreuses, la petite compacte aux anneaux pourrait bien avoir trouvé la bonne recette, au bon moment.

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