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Taxis autonomes : Uber lance son service à Londres avec la start-up Wayve

Le géant américain des VTC franchit un nouveau cap sur le sol britannique. Uber a officialisé ce jour le déploiement de ses premiers robotaxis dans la capitale anglaise, en partenariat avec la start-up londonienne Wayve. Une initiative qui s’inscrit dans une dynamique européenne d’accélération des mobilités autonomes, encore balbutiante sur le Vieux Continent.

Fondée en 2028 à Londres, Wayve se distingue des acteurs historiques du secteur, à l’image de Waymo, par une approche technologique résolument différente. Plutôt que de s’appuyer sur une cartographie pré-établie et hyper-détaillée des voies, son système d’intelligence artificielle apprend à conduire par l’expérience, imitant en cela les mécanismes d’apprentissage humains. Cette méthode lui confère, selon ses concepteurs, une capacité d’adaptation supérieure face aux aléas de la circulation ou aux variations climatiques.

L’accord de partenariat entre Uber et Wayve, scellé en 2024, prend aujourd’hui une nouvelle dimension. Après un premier déploiement similaire à Zagreb, en Croatie – qui avait marqué l’entrée des premiers taxis autonomes commerciaux en Europe – le duo étend désormais son offre à la capitale britannique.

Une expérience utilisateur sans surcoût, mais encore limitée

Pour les utilisateurs londoniens, la nouveauté est désormais accessible via l’application Uber. En commandant une course UberX, Uber Comfort ou Uber Electric, ils peuvent être mis en relation avec un véhicule autonome, sans supplément tarifaire par rapport à une prestation classique. La plateforme précise toutefois que l’usager a la possibilité de refuser cette option.

Concrètement, l’expérience à bord reste proche d’une course traditionnelle : à l’arrivée du véhicule, le client déverrouille les portières et lance le trajet depuis son application. Des écrans embarqués lui permettent de visualiser en temps réel l’itinéraire calculé par l’ordinateur de bord.

L’offre demeure pour l’heure expérimentale. Moins d’une vingtaine de Ford Mustang Mach-E électriques, équipées de la technologie Wayve, sont actuellement en circulation à Londres.

Cadre réglementaire strict et perspectives européennes

Ce lancement est encadré par une supervision humaine obligatoire : un chauffeur de sécurité est présent à bord à tout moment, en mesure de reprendre le contrôle si nécessaire. Cette condition est imposée par Transport for London, l’autorité régulatrice des transports dans la capitale britannique.

Le passage à une exploitation pleinement autonome, sans opérateur à bord, relèvera d’une autre instance, la Driver and Vehicle Standards Agency (DVSA). Selon les analystes du secteur, cette évolution ne devrait pas intervenir avant 2027, voire 2028.

Une conquête européenne qui s’organise

Longtemps concentré sur les marchés américains et chinois, l’écosystème des robotaxis amorce sa migration vers l’Europe, sous le regard vigilant des régulateurs. À Londres même, Waymo, filiale d’Alphabet, mène déjà des tests avec ses propres véhicules, sans toutefois proposer de courses au public. La firme californienne a également ouvert cet été une phase d’essai à Munich, en Allemagne, sa première incursion dans l’Union européenne.

Le chinois Baidu, déjà opérationnel dans son pays d’origine, prévoit lui aussi de lancer des expérimentations dans la capitale anglaise. Autre signal fort : Waymo a discrètement constitué une filiale à Paris au début du mois de juillet, laissant présager un possible déploiement futur en France.

Autant d’initiatives qui dessinent les contours d’une compétition naissante, mais déjà très présente, pour la conquête du marché européen de la mobilité autonome.

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