Economie

Le pétrole bondit de plus de 2,5 %, les approvisionnements mondiaux menacés

Les marchés pétroliers ont ouvert la semaine sur une forte poussée haussière, prolongeant la dynamique enclenchée vendredi dernier. Ce lundi, vers 6 h 20 (heure de Paris), le Brent de la mer du Nord s’échangeait à 90,41 dollars, en progression de 2,62 %, après avoir touché brièvement 91,42 dollars peu après minuit – un sommet inédit depuis le 11 juin. Dans le même temps, le West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, gagnait 1,89 % à 84,05 dollars, non loin de son pic à 85,39 dollars atteint en début de journée, son meilleur niveau depuis le 12 juin.

Cette nouvelle envolée trouve sa source dans l’intensification des affrontements militaires entre les États-Unis et l’Iran, dont les récents échanges de tirs ravivent les craintes d’un embrasement régional. L’impact est immédiat sur le détroit d’Ormuz, cette artère maritime cruciale qui assure habituellement 20 % des échanges mondiaux de pétrole. Sous la pression des frappes répétées contre les navires et des menaces de blocus proférées des deux côtés, le transit des pétroliers s’est pratiquement effondré ce week-end, paralysant une partie des livraisons.

Pour les analystes du secteur, cette brutale contraction de l’offre disponible, couplée à l’incapacité à garantir la sécurité des couloirs maritimes, devrait maintenir une tension persistante sur les cours. La rupture de la trêve entre Washington et Téhéran replace ainsi le spectre d’un choc énergétique durable au premier plan, annulant les espoirs suscités plus tôt dans le mois par la reprise des exportations depuis le Golfe.

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