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Samsung : 571 Mds € sur 10 ans, le plus gros pari de l’histoire du groupe pour dominer l’IA

Dans la course effrénée à l’intelligence artificielle, les véritables bénéficiaires ne sont pas seulement les concepteurs de modèles ou les éditeurs de logiciels, mais bien les fournisseurs de l’infrastructure technologique sous-jacente. En tête de peloton, le fabricant de puces NVIDIA et ses GPU, mais aussi les producteurs de mémoire vive, dominés par les sud-coréens SK Hynix et Samsung. La réussite de ces acteurs est telle que le premier prépare une introduction en Bourse aux États-Unis, tandis que le second dévoile un programme d’investissement d’une ampleur inédite.

Des résultats records au premier trimestre 2026

Au cours des trois premiers mois de l’année, Samsung a enregistré des revenus exceptionnels dans le secteur des composants mémoire, dépassant les 50 milliards de dollars. Cette performance spectaculaire, portée par la demande liée à l’IA, conforte le géant sud-coréen dans sa stratégie de conquête.

Selon des informations de Reuters, le groupe devrait annoncer dès la semaine prochaine un vaste plan d’investissement de 1 000 000 milliards de wons, soit l’équivalent de 571 milliards d’euros, à déployer sur une décennie.

Un rééquilibrage territorial au profit du sud-ouest du pays

Une partie de cette enveloppe sera affectée à des activités traditionnelles comme les écrans et les batteries. Mais Samsung entend également consacrer des moyens conséquents aux centres de données dédiés à l’intelligence artificielle. Sur le montant total, 30 %, soit 300 000 milliards de wons (plus de 171 milliards d’euros), seront destinés à la construction d’usines de production de semi-conducteurs dans le sud-ouest de la Corée du Sud.

Ce choix répond à une préoccupation nationale : la concentration excessive des activités économiques dans la région de Séoul. En développant de nouveaux pôles industriels en province, Samsung espère contribuer à une meilleure répartition des richesses. Toutefois, le projet se heurte à des défis logistiques et de main-d’œuvre, les infrastructures locales n’offrant pas le même niveau de services que ceux disponibles dans la capitale.

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