Selima Tria : « La seule brèche… c’est l’art ! »
L’histoire de Selima Tria avec la peinture commence sur un élan spontané : « Maintenant ! Je veux m’inscrire ». Ces quelques mots, prononcés devant l’atelier du peintre Mohamed Chalbi, ont marqué le début d’un chemin artistique aussi vif que passionné.
Dans ce lieu, elle a découvert son univers : un espace foisonnant, où chevalets et couleurs se partagent chaque coin, où les pinceaux semblent danser sur la toile. Venue initialement pour acheter une œuvre, elle en est repartie avec deux, subjuguée par l’atmosphère des lieux. « Tout est super bien décoré, comme je conçois les choses, confie-t-elle. J’admire ce monde artistique bouleversé ! »
« Zombie philosophique » c’est le titre évocateur de son exposition prévue le 13 janvier 2026. Selon Selima, cette exposition représente un être humain qui nous ressemble en tout, à un détail près : l’absence totale de conscience. Une prémisse qui invite à une profonde réflexion.
Son parcours, entamé par une première exposition personnelle en 2012, se caractérise par la spontanéité. « Je viens de découvrir la couleur», affirme-t-elle. Huile, acrylique, toile et bois, rien ne contraint son geste. Elle emprunte tous les chemins où son intuition spontanée veut bien la guider.
Un de ses amis, Mahmoud Chalbi, lui a toutefois posé une question étonnante : « Pourquoi concentres tu tant de toiles sur les immeubles ? Ce choix est-il un paradoxe assumé, puisque tu habites toi-même une maison ? Que cherches-tu à explorer à travers ce contraste ?» Une interrogation qui met en lumière le décalage parfois fertile entre vie personnelle et imaginaire pictural.
Portée par les encouragements du milieu artistique, Selima a finalement quitté son emploi pour se consacrer entièrement à la peinture. « Le monde artistique m’a poussée à m’immerger complètement », explique l’artiste.
Et le succès est au rendez-vous, dès ses premiers pas «Si j’ai été accueillie si chaleureusement dans le milieu artistique dès le début, c’est avant tout grâce à ma famille et mes amis. Leur soutien à tout rendu possible, et ma reconnaissance est à la mesure de ce qu’ils m’ont apporté. »
Son parcours, prouve qu’une passion, lorsqu’elle est nourrie par la grâce de l’instinct et le soutien indéfectible des proches, peut transformer un élan du cœur en une voie résolument personnelle. L’aventure de Selima Tria, loin d’être terminée, continue de s’écrire, un tableau à la fois, dans la liberté et la gratitude.

