Quel message a porté la Tunisie aux sommets de la Francophonie ?
À l’occasion des instances de la Francophonie organisées à Kigali du 18 au 20 novembre, la Tunisie a porté une voix distincte sur la scène internationale, défendant avec fermeté ses convictions en matière de droits des femmes, de gouvernance mondiale et de solidarité palestinienne.
Représentée par son ambassadeur et délégué permanent auprès de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), S.E. Dhia Khaled, la délégation tunisienne a activement participé aux travaux de la 46e Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF) et à la 136e session du Conseil permanent de la Francophonie (CPF).
L’émancipation féminine, une priorité « irréversible »
Intervenant sur la question des droits des femmes, l’ambassadeur Khaled a réaffirmé l’engagement constant de la Tunisie en faveur de l’égalité des genres. Il a présenté l’émancipation féminine comme un axe fondamental de la politique nationale, s’appuyant sur un triptyque structurant, l’éducation, l’insertion professionnelle et des politiques publiques dédiées à l’autonomisation. Une vision présentée comme « continue et irréversible », rappelant le rôle pionnier du pays dans la région.
Pour un multilatéralisme rénové et équitable
Sur le thème de l’avenir du multilatéralisme, le diplomate tunisien a appelé à une refonte en profondeur des mécanismes de coopération internationale. Plaidant pour un modèle « juste et renouvelé », il a insisté sur la nécessité d’une action collective qui place les aspirations des peuples au cœur de ses priorités, tout en respectant scrupuleusement la souveraineté des États. Cette approche, a-t-il estimé, est la condition sine qua non pour apporter des réponses efficaces aux crises planétaires.
La cause palestinienne, pilier de la diplomatie tunisienne
Enfin, conformément à une ligne diplomatique constante, S.E. Dhia Khaled a réitéré le soutien indéfectible de la Tunisie à la cause palestinienne. Une position présentée comme un principe intangible et un pilier central de la politique étrangère du pays.
Par cette participation active, la Tunisie réaffirme son rôle au sein de l’espace francophone, défendant une vision d’un multilatéralisme plus inclusif et ancré dans les réalités des populations.

