75 projets verts sélectionnés pour impulser l’innovation environnementale
La Cité des Sciences a accueilli ce mercredi la cérémonie de signature des conventions actant le financement de 75 projets de recherche appliquée, dans le cadre des programmes GREENPOST et MOBIDOC. Cet événement marque une étape cruciale dans la concrétisation des initiatives scientifiques au service du développement durable.
Une dynamique collaborative inédite
Intervenant sur les ondes de Mosaïque FM, M. Chédli Abdeli, directeur général de l’Agence Nationale de Promotion de la Recherche Scientifique, a détaillé le processus de sélection. « Ces projets émergent du ‘Mouvement des Jeunes Chercheurs’, une initiative permettant à nos talents scientifiques de co-construire des solutions avec les acteurs de terrain », a-t-il expliqué.
Cette approche collaborative a vu des chercheurs s’associer à des entreprises, des municipalités et des organisations de la société civile pour identifier des défis environnementaux précis et élaborer des réponses innovantes.
Un financement européen stratégique
Ce vaste programme s’inscrit dans le projet ARESSE (Appui à la Recherche Scientifique dans le Domaine de l’Environnement), porté par l’ANPR avec le soutien financier de l’Union européenne. Le programme « Tunisie Verte et Durable » constitue ainsi le cadre stratégique de cet investissement dans la recherche environnementale tunisienne.
Excellence scientifique et parité remarquable
Avec 139 dossiers examinés, la sélection a été particulièrement exigeante. La composition des lauréats présente une caractéristique notable, 95% des projets retenus sont portés par des femmes chercheuses. Les domaines couverts reflètent les priorités environnementales nationales, allant de la transition énergétique à la protection de la biodiversité.
Les éco-innovations en tête des priorités
L’analyse thématique révèle une orientation marquée vers l’économie circulaire, avec la gestion et valorisation des déchets qui captent 55% des financements. Suivent notamment :
- La gestion durable des ressources naturelles (16%)
- La préservation de la biodiversité (12%)
- Les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (5%)
- L’adaptation aux changements climatiques (4%)
- Le développement urbain durable (3%)
Vers un nouveau modèle de partenariat
« L’ambition est de créer des ponts durables entre la recherche académique et le monde socio-économique », a insisté M. Abdeli, soulignant l’exemple allemand où les docteurs trouvent majoritairement leur place dans l’industrie.
Le portefeuille de projets retenus illustre cette volonté notamment sur 54 structures bénéficiaires, les deux tiers (67%) sont des institutions économiques et sociales, le reste étant des centres de recherche. Les entreprises privées dominent ce paysage, accompagnées de collectivités locales, d’associations et d’établissements publics.

