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Un plan d’urgence pour moderniser les transports publics

Sous la présidence de la Cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzeri, un conseil ministériel restreint s’est tenu ce lundi à la Kasbah pour acter une refonte profonde du système de transport public, érigée en « choix stratégique » de l’État.

Face à un secteur jugé « délabré » après des décennies de politiques inadaptées, le gouvernement entend rompre avec les « traitements conjoncturels ». L’objectif affiché est de mener des réformes structurelles, en phase avec la vision du Président de la République Kaïs Saïed, via une stratégie globale à court, moyen et long termes.

Un secteur à reconstruire

Le ministre des Transports, Rachid Amri, a dressé un constat sévère : faiblesse des investissements, infrastructures détériorées, coûts de maintenance en hausse. Cette situation a conduit à une disponibilité historiquement basse des véhicules, pénalisant fortement les usagers.

Pour y remédier dans l’immédiat, un programme d’investissement urgent est lancé. Dès le premier trimestre 2026, 461 nouveaux bus seront réceptionnés par étapes et répartis de « manière transparente » entre les régions, selon leurs besoins réels, afin de « désenclaver les territoires et alléger la souffrance des citoyens ».

621 bus supplémentaires et une modernisation numérique

Le Conseil a également autorisé l’acquisition de 621 bus supplémentaires en 2026 via un appel d’offres international. Cette flotte, variée, comprendra des standards pour le transport urbain, des articulés pour le scolaire, des minibus pour les zones marginalisées et des bus climatisés pour l’interurbain.

Au-delà du renouvellement du parc, le gouvernement mise sur la numérisation pour optimiser le secteur. Un programme de maintenance rigoureux sera instauré, tandis que de nouveaux outils seront déployés : amélioration de la gestion via des applications, information des voyageurs en temps réel via écrans, applications mobiles et un portail dédié.

Vers une réforme intégrée

Mme Zaafrani Zenzeri a insisté sur la nécessité d’une « vision de réforme intégrée ». L’investissement matériel doit s’accompagner d’une refonte de la gouvernance, d’une restructuration des entreprises publiques du secteur et d’un développement des infrastructures.

Elle a aussi réaffirmé le caractère stratégique du ferroviaire, « à meilleure rentabilité », dont la modernisation reste une priorité pour équilibrer l’offre de transport.

En conclusion, la Cheffe du gouvernement a promis une « transformation fondamentale » de la politique des transports dans les années à venir, avec pour finalité de répondre aux « aspirations légitimes » des Tunisiens en matière de mobilité.

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