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Tunisie-Québec : les industries de la santé en pole position

À l’approche d’une mission économique québécoise programmée pour avril 2026 en Tunisie, les jalons d’une coopération renforcée se mettent en place. Un webinaire de haut niveau s’est tenu mercredi dernier, posant les bases d’un partenariat stratégique entre les deux rives, particulièrement dans les secteurs porteurs de l’industrie pharmaceutique et de la biotechnologie.

Organisé conjointement par l’Ambassade de Tunisie au Canada et l’Agence de Promotion de l’Investissement Extérieur (FIPA-Tunisia), cet événement digital a bénéficié du concours d’Investissement Québec International et du Bureau du Québec à Rabat. Il a réussi à mobiliser une trentaine d’entreprises québécoises, témoignant d’un intérêt marqué pour les potentialités du marché tunisien.

Prises de parole institutionnelles et sessions techniques se sont succédé pour mettre en lumière la densité des relations bilatérales. L’Ambassadeur de Tunisie à Ottawa, Lassaad Boutara, a rappelé la profondeur des liens historiques et la pertinence de ces échanges préparatoires pour dynamiser les flux économiques. Le Directeur Général de la FIPA, Jalel Tebib, a quant à lui présenté l’argumentaire tunisien, insistant sur la compétitivité du pays et son positionnement en tant que hub régional d’excellence susceptible d’accueillir des investissements canadiens à forte intensité technologique.

Les représentants québécois, Myriam Paquette-Côté et Hamid Fadhili, ont confirmé cette dynamique en soulignant que la Tunisie est perçue outre-Atlantique comme une porte d’entrée stratégique vers les marchés africains et méditerranéens.

Le volet technique du webinaire a permis d’offrir une photographie précise du paysage pharmaceutique local. Les participants ont pu mesurer la maturité d’un secteur fort de plus de 40 unités de production de médicaments à usage humain, dont la production couvre près de 80 % des besoins nationaux en volume et 60 % en valeur. Khaled Nosraoui, Directeur Général du Technopôle de Sidi Thabet, a détaillé le rôle crucial de cette structure dans l’accompagnement de l’innovation et de la recherche scientifique.

Le constat partagé par l’ensemble des acteurs est celui d’une adéquation entre l’offre tunisienne et la demande québécoise. La Tunisie dispose d’un arsenal législatif robuste et d’une gouvernance sectorielle organisée autour du Conseil National des Industries Pharmaceutiques. Autant d’atouts qui, selon les experts, offrent un terrain fertile pour les investisseurs canadiens, en particulier dans les créneaux des médicaments génériques, de la biotechnologie et des activités de recherche et développement.

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