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Tunisie-Italie : 582 millions d’euros pour le câble sous-marin de l’énergie

Alors que le projet de liaison électrique entre la Tunisie et l’Italie franchit des étapes techniques clés, les autorités tunisiennes ont apporté des précisions sur l’architecture financière de cette infrastructure majeure. Wael Chouchane, secrétaire d’État à la Transition énergétique, a révélé les montants dédiés à la partie nationale de cet ambitieux raccordement.

Selon ses déclarations, l’investissement total du projet s’élève à 1 014 millions d’euros. Sur cette enveloppe globale, la part attribuée à la Tunisie représente 582 millions d’euros. Ce budget se décompose comme suit : 883 millions d’euros sont alloués aux infrastructures communes du lien physique, tandis qu’une enveloppe de 110 millions d’euros est spécifiquement réservée au renforcement et à la modernisation du réseau électrique national tunisien.

Ce « pont énergétique », qui consistera en un câble sous-marin de 200 kilomètres, affichera une capacité de 600 mégawatts (MW) sous une tension de 500 kV. Conçu pour un fonctionnement bidirectionnel, il poursuit un double objectif stratégique : permettre l’exportation de l’électricité produite à partir des sources renouvelables tunisiennes vers l’Europe, et garantir une meilleure sécurité d’approvisionnement pour la Tunisie, notamment durant les périodes de forte demande.

Sur le plan économique, les retombées financières annuelles de l’infrastructure sont estimées entre 71 et 182 millions d’euros. Ces revenus seront répartis équitablement entre la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) et son homologue italien.

Si le volet financier est désormais bouclé grâce à l’appui d’institutions comme la Banque mondiale et l’Union européenne, le calendrier technique connaît des ajustements. Initialement espérée plus tôt, la mise en service commerciale de l’interconnexion est désormais attendue à l’horizon 2030 ou 2031.

Ce report potentiel est attribué aux perturbations persistantes sur les marchés mondiaux des équipements électriques, une tension exacerbée par le déclenchement de la guerre en Ukraine. Malgré ce contexte géopolitique contraignant qui freine l’approvisionnement en composants, l’avancée du projet se poursuit sur le plan administratif et technique, avec la finalisation des appels d’offres et la signature des premiers contrats de construction.

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