Economie

Sokon pose la première pierre de son usine algérienne de véhicules utilitaires

Le groupe automobile chinois Sokon, en pleine conquête du marché africain, a jeté son dévolu sur l’Algérie pour implanter une vaste unité industrielle. Les travaux sont d’ores et déjà lancés dans la wilaya de Batna, dans l’est du pays.

Avec un budget de 8,9 milliards de dinars algériens, soit l’équivalent de 66,75 millions de dollars, cette future usine sera consacrée à la fabrication de bus et de camions, en réponse à une demande sans cesse croissante pour les véhicules utilitaires sur le continent.

Le site de Sokon Algérie s’étendra sur 13,6 hectares et bénéficiera d’équipements de dernière génération. Il comptera trois chaînes de montage ultramodernes, permettant d’atteindre une cadence annuelle de 60 000 véhicules, aussi bien dans le segment des autobus urbains que dans celui des poids lourds.

Le projet s’étalera sur une durée de 15 mois, avec une montée en régime progressive. L’objectif est une mise en service complète de l’installation d’ici août 2026. Les autorités locales souhaitent, quant à elles, que la première ligne de production démarre dès l’été prochain, ce qui ouvrirait la voie à une fabrication effective dans les mois suivants.

De l’exportation de véhicules à l’assemblage local

Selon les estimations des responsables locaux, le site devrait créer environ 450 emplois directs, répartis entre les chaînes de fabrication, l’ingénierie, la logistique et les prestations techniques. À ces postes s’ajouteront plus de 1 200 emplois indirects dans des secteurs liés : sous-traitance, transport, maintenance, distribution de pièces détachées et services annexes autour de ce pôle industriel.

À l’échelle africaine, le groupe chinois Sokon, désormais intégré au sein du Groupe Seres, n’en est pas à son premier essai. Avant l’annonce de l’usine algérienne, le constructeur avait déjà consolidé sa présence sur le continent via ses activités d’exportation et de distribution. Sa marque historique DFSK commercialise des véhicules utilitaires dans plusieurs pays africains, notamment au Maroc, en Égypte, en Tunisie et en Éthiopie, en s’appuyant sur des réseaux locaux de vente et de service après-vente.

Le groupe avait également inauguré à Casablanca, au Maroc, un « Africa Marketing & Service Center », une plateforme stratégique destinée à coordonner ses opérations et sa logistique à l’échelle continentale.

Cependant, l’usine de Batna constituera sa première véritable unité de production industrielle en Afrique. Le groupe entend ainsi passer de l’exportation de véhicules finis à l’assemblage local, afin de réduire les coûts logistiques, se rapprocher des marchés africains et renforcer sa compétitivité face aux acteurs déjà installés sur le continent.

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