Saïed ordonne le démantèlement des circuits parallèles
Dès l’aube de ce dimanche 15 février 2026, les Tunisiens ont découvert avec étonnement un important dispositif sécuritaire déployé sur l’ensemble du territoire. Cette opération d’envergure, menée sur instruction directe du chef de l’État, vise à instaurer un contrôle strict des prix à la consommation, en ciblant en priorité les marchés locaux, les souks hebdomadaires, les points de vente et les abattoirs. L’objectif affiché est double : lutter contre les circuits parallèles de distribution et endiguer le phénomène de la spéculation.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité de la ligne politique défendue par le président Kaïs Saïed depuis le 25 juillet 2021. Pour lui, la spéculation et le monopole ne relèvent pas seulement de délits économiques, mais constituent de véritables crimes, qu’il compare à des entraves à la souveraineté nationale. Le chef de l’État rejette toute approche ponctuelle ou symbolique, privilégiant une stratégie durable et structurée contre ceux qu’il qualifie de « réseaux mafieux » cherchant à s’enrichir au détriment du peuple.
L’opération intervient à un moment stratégique, à la veille du mois de Ramadan, période marquée par une hausse significative de la consommation. Toutefois, selon des observateurs, elle ne se limite pas à une simple campagne saisonnière. Elle traduit une volonté présidentielle de réformer en profondeur le système de distribution, en réduisant le rôle jugé excessif et parfois nuisible des intermédiaires.
Dans cette perspective, des mesures structurelles sont annoncées. Dès juin prochain, des outils numériques doivent être déployés pour assurer une traçabilité complète des produits de base, depuis les grossistes jusqu’aux détaillants. Parallèlement, de nouvelles lois devraient renforcer la lutte contre les monopoles et sécuriser l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement.
En intensifiant cette offensive contre la « criminalité économique », le président Saïed entend répondre aux attentes populaires en matière de justice sociale et de dignité. Il réaffirme ainsi son engagement à garantir un approvisionnement régulier des marchés et à protéger le pouvoir d’achat des citoyens, dans le cadre plus large d’une refonte des politiques publiques axée sur la transparence et l’équité.

