Ramadan : L’INSSPA met en garde contre l’additif E200 et intensifie les contrôles
À l’approche de la seconde quinzaine du mois de Ramadan, les autorités sanitaires de Siliana intensifient leur vigilance sur les marchés. Adnen Abidi, coordinateur régional de l’Instance nationale de sécurité sanitaire des produits alimentaires (INSSPA), a profité de ce contexte pour alerter les consommateurs sur les dangers potentiels de l’additif alimentaire E200, qu’il classe comme « potentiellement cancérogène ». Il a vivement recommandé d’éviter l’achat de produits transformés, de boissons et de jus en contenant.
Cette mise en garde s’inscrit dans le cadre d’une vaste campagne de surveillance orchestrée dans le gouvernorat. Depuis le 18 janvier, cinq équipes de contrôle conjointes — quatre le matin et une l’après-midi — patrouillent en collaboration avec les services de sécurité et la direction régionale du Commerce. Selon M. Abidi, qui s’est exprimé auprès de l’agence TAP, le dispositif va monter en puissance avec l’instauration prochaine de patrouilles nocturnes pour quadriller l’ensemble des délégations du gouvernorat.
Un premier bilan chargé : saisies et procédures judiciaires
En à peine un mois, entre le 18 janvier et le 16 février, les inspecteurs ont mené pas moins de 543 opérations de contrôle. Le bilan de ces descentes sur le terrain est éloquent : des centaines de litres de boissons ont été retirés de la vente en raison de leur non-conformité. Parmi les produits saisis figurent 2 898 litres d’eau minérale, 416 litres de sodas et 184 litres de jus.
Le secteur de l’alimentation fraîche et de l’épicerie n’a pas été épargné. Les équipes ont notamment confisqué 89 kg de viande blanche, 132 litres de lait et 19 kg de pâtisseries. Les épices, le fenugrec et la caroube ont également fait l’objet de retraits du marché, tout comme 500 kg d’aliments pour bétail jugés impropres à la consommation.
Fermetures administratives en vue
Au-delà des saisies, l’INSSPA a engagé des actions coercitives. Onze infractions graves ont été transmises à la justice, entraînant des poursuites et des amendes. Par ailleurs, des avertissements ont été adressés à trois boulangeries et deux restaurants. Ces établissements, sous la menace d’une fermeture définitive, disposent d’un délai pour se mettre en conformité. Une contre-visite sera effectuée afin de vérifier la régularisation des situations, ont précisé les services régionaux.

