Médicaments : la Tunisie produit 75 % de ses besoins, suffira-t-il à s’imposer en Afrique ?
Selon les déclarations de Mustapha Laroussi, président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens et également président de l’Union africaine des pharmaciens, la Tunisie assure aujourd’hui les trois quarts de ses besoins médicamenteux via sa production locale. Cette information a été communiquée ce mercredi 25 mars 2026 sur les ondes de la Radio nationale.
Le responsable a souligné que l’enjeu majeur pour le pays consiste à préserver et à renforcer cette capacité industrielle.
Le secteur s’appuie sur un maillage territorial dense : environ 8 000 pharmaciens sont répartis sur l’ensemble du territoire, et les officines accueillent quotidiennement 500 000 patients.
À l’échelle mondiale, la part de l’Afrique dans la consommation pharmaceutique ne dépasse pas 1 %, tandis que la Tunisie représente à elle seule 0,001 % de ce total.
Si les nations du Maghreb ont su développer des outils de production locaux, d’autres régions du continent demeurent vulnérables face à la circulation des médicaments contrefaits.
Fort de cette avance, Mustapha Laroussi considère que la Tunisie dispose des atouts nécessaires pour s’affirmer en tant que pivot de l’industrie pharmaceutique en Afrique.
Dans cette optique, l’Ordre des pharmaciens a engagé une consultation nationale réunissant l’ensemble des professionnels du secteur. La phase de diagnostic de cette démarche doit s’ouvrir le 27 mars, en vue de l’élaboration d’un livre blanc destiné à définir les orientations stratégiques de la profession.

