« Mactaris » : Bizerte renforce sa flotte portuaire
L’infrastructure portuaire de Bizerte-Menzel Bourguiba vient de franchir un nouveau palier avec l’entrée en fonction officielle du « Mactaris », un remorqueur maritime flambant neuf. L’Office de la Marine Marchande et des Ports (OMMP), qui a orchestré cette mise en service, voit dans cet ajout une concrétisation de sa feuille de route pour la modernisation du secteur.
La cérémonie d’inauguration s’est tenue en présence du gouverneur de la région, du directeur général du transport maritime, ainsi que de plusieurs cadres de l’OMMP. La présidente-directrice générale de l’Office, Khawla Belakhdhar, a profité de cette occasion pour rappeler la vision stratégique de l’institution : « L’intégration du ‘Mactaris’ s’inscrit pleinement dans notre objectif de renforcer les infrastructures, d’optimiser les performances opérationnelles et de nous adapter aux mutations du secteur maritime », a-t-elle déclaré.
Ce nouveau bâtiment n’arrive pas en terrain inconnu. Le port de Bizerte-Menzel Bourguiba est un maillon essentiel de l’économie nationale, traitant chaque année environ cinq millions de tonnes de marchandises. Ce volume représente près de 20 % du trafic total géré par l’ensemble des ports tunisiens, avec un impact direct sur des secteurs stratégiques du pays.
Dans un premier temps, le « Mactaris » épaulera les anciens remorqueurs « Rafraf » et « Joumine » dans leurs missions quotidiennes. À terme, il s’inscrit dans un plan de renouvellement de la flotte : ces deux unités vieillissantes céderont définitivement leur place à un autre navire moderne.
Ce déploiement fait suite à une autre étape marquante : le 27 janvier dernier, le port de La Goulette avait accueilli le « Bulla Regia », premier d’une série de six remorqueurs. Ce programme d’investissement, dont le coût global avoisine les 168 millions de dinars, ambitionne de métamorphoser les capacités d’intervention des ports de commerce.
Au-delà du simple remplacement, l’enjeu est multiple pour l’OMMP : sécuriser les manœuvres d’accostage des navires, protéger les installations, mais aussi garantir une réactivité maximale en cas d’opérations d’assistance ou de sauvetage. Ce vaste chantier s’inscrit également dans une réflexion plus large sur la transition énergétique et le développement logistique du transport maritime tunisien.

