Loi de finances 2026: les salariés, bientôt moins seuls à payer l’impôt ?
Dans une déclaration faite ce dimanche 18 janvier 2026 sur les ondes d’une radio, Mohamed Saleh Ayari, conseiller fiscal et membre du Conseil national de la fiscalité, a présenté les axes majeurs de la nouvelle loi de finances. Selon lui, ce texte marque une étape significative vers plus d’équité dans le système fiscal tunisien.
L’expert a rappelé que les salariés supportaient historiquement une part prépondérante de l’impôt, évaluée à près de 65 %. La réforme en cours ambitionne précisément de répartir cette charge de manière plus juste.
Parmi les dispositions phares figure un élargissement notable de l’assiette de l’impôt sur la fortune. Désormais, celui-ci ne cible plus uniquement les biens immobiliers, mais s’appliquera également aux actifs commerciaux et aux biens mobiliers, afin de toucher d’autres formes de patrimoine.
Mohamed Saleh Ayari a toutefois nuancé cette orientation en soulignant le maintien de certaines exonérations jugées stratégiques. C’est le cas notamment de celles appliquées aux titres, une mesure destinée à préserver l’investissement. Les dépôts bancaires bénéficieront aussi d’exonérations, dans l’objectif de soutenir et d’encourager l’épargne des ménages.
Pour le conseiller, cet ensemble d’ajustements est fondamental pour instaurer une justice fiscale plus effective. L’ambition finale est de construire un système où le poids de l’impôt ne repose plus de façon aussi disproportionnée sur les épaules des salariés.

