Economie

L’inflation alimentaire augmente à 6,7%

Selon les derniers chiffres publiés par l’Institut national de la statistique (INS) le 5 mars 2026, le taux d’inflation annuel s’est établi à 5,0% pour le mois de février. Cette stabilité apparente cache des disparités sectorielles marquées, entre l’accélération constante des prix alimentaires et le repli saisonnier de l’habillement.

L’alimentation, moteur principal de l’inflation

Le groupe « Alimentation » confirme son rôle de principal facteur de hausse des prix, avec une accélération à 6,7% sur un an, contre 5,9% le mois précédent. Cette flambée est particulièrement visible sur certains produits du quotidien. Les fruits frais ont vu leurs prix s’envoler de 17,7%, suivis par la viande d’agneau (+16,3%), le poisson frais (+14%) et la volaille (+12,8%). À contre-courant de cette tendance, les huiles alimentaires continuent de se démocratiser avec une baisse significative de 10,3% sur un an.

Soldes d’hiver : une bouffée d’air dans l’habillement

Sur le front des produits manufacturés, la hausse annuelle atteint 4,6%. Si les prix de l’entretien courant du foyer progressent de 4,8%, le secteur de l’habillement et des chaussures connaît un ralentissement notable de sa progression annuelle (8,9% contre 10% en janvier). Ce ralentissement s’explique par l’impact des soldes d’hiver. Sur un mois, l’effet est spectaculaire : les prix de l’habillement chutent de 4,6%, avec des baisses allant de -4,8% pour les vêtements à -4,7% pour les chaussures.

Côté services, la hausse annuelle est de 3,8%, portée par le dynamisme des prix de l’hébergement qui grimpent de 11,3%.

Une inflation sous-jacente en léger repli

Bon signe pour la tendance de fond : l’inflation sous-jacente, qui exclut les prix volatils de l’alimentation et de l’énergie, a légèrement fléchi pour s’établir à 4,6% en février, contre 4,9% en janvier. Par ailleurs, l’écart se creuse entre les prix libres et les prix encadrés. Les premiers grimpent de 6,1% sur un an, tandis que les seconds restent sages avec une augmentation limitée à 0,8%. Dans l’alimentation, cet écart est encore plus flagrant : +7,6% pour les produits libres contre seulement +0,2% pour ceux dont les prix sont encadrés.

Évolution mensuelle : une hausse modérée grâce aux soldes

Sur un mois, l’indice des prix à la consommation n’a progressé que de 0,1%. Cette relative accalmie est le fruit d’une compensation entre la forte hausse des produits alimentaires (+1,3% sur un mois) et la baisse historique des prix de l’habillement liée aux soldes. En détail, le poisson frais (+3%), la viande ovine (+2,9%) et les fruits frais (+2,8%) expliquent en grande partie la pression mensuelle sur l’alimentation.

L’analyse des contributions à l’inflation globale met en lumière le poids prépondérant des produits libres. Les secteurs « Non alimentaire libre » et « Alimentaire libre » sont les principaux contributeurs, avec respectivement 2,9 et 1,9 points. Par secteur d’activité, ce sont les « Produits manufacturés » et les « Services » qui pèsent le plus dans l’inflation totale, avec des contributions de 1,7% et 1,3%.

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