Femme et enfant

Le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées évoque l’impératif de mettre fin au travail des enfants

A l’occasion de la participation de la Tunisie, le 12 juin 2023, avec le reste du monde, à la célébration de la Journée mondiale contre le travail des enfants sous le slogan « La justice Sociale pour Tous. Mettons fin au Travail des Enfants ! », le Ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées réaffirme son engagement à défendre les droits de l’enfant, avec une volonté forte pour consacrer davantage l’intérêt supérieur de l’enfance conformément à la nouvelle constitution tunisienne et aux options nationales pour établir les piliers de l’État social et juste.

Le ministère met l’accent sur l’importance d’investir cette Journée mondiale dans la sensibilisation à l’augmentation du phénomène du travail des enfants dans le monde, et de renouveler l’engagement à déployer les efforts pour le combattre, tout en rappelant que les efforts nationaux dans ce domaine ont été soutenus par la ratification de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant et de ses protocoles annexés, la publication du code de la protection de l’enfant et l’approbation des objectifs de développement durable pour l’année 2030, en plus de l’implication de la Tunisie dans la sous-coalition internationale dans le but de mettre fin au travail des enfants d’ici 2025.

Le ministère renouvelle également son engagement de principe à mettre en œuvre tous les engagements internationaux antérieurs de l’État tunisien, affirmant sa détermination poursuivre la résistance au travail des enfants et à les protéger contre divers aspects de l’exploitation économique et des menaces telles que le décrochage scolaire, la violence, la négligence, la maltraitance et la traite des êtres humains.

Le ministère rappelle que leurrer des enfants n’ayant pas atteint l’âge légalement défini et les exploiter ou les employer à des travaux dangereux constitue un crime punissable par la loi et une menace pour l’enfant au sens des dispositions de l’article 20 du code de la protection de l’enfant.

De plus le ministère renouvelle son appel à tous les partenaires et les intervenants pour détecter ces pratiques et prendre l’initiative de signaler ces abus, que ce soit par le numéro vert du Ministère 1809, les services du Délégué Général à la Protection de l’Enfance et des directions régionales, les inspections du travail, ou via le portail de la protection de l’enfance sur l’adresse électronique www.dpe.tn

Le ministère œuvre à travers un réseau de délégués à la protection de l’enfance pour prévenir et traiter les situations d’enfants menacés d’exploitation économique et en situation de rue dans divers gouvernorats de la République, en effet 441 signalements ont été reçus en 2020 et 392 signalements en 2021, selon le résultats du rapport statistique sur les déclarations de situations d’enfance en danger et d’enfance en conflit avec la loi pour les années 2020 et 2021. Le nombre de signalements liés à l’exploitation économique a atteint 468 en 2022.

Le ministère opère dans un cadre participatif avec le reste des structures ministérielles intervenantes et des composantes de la société civile pour élaborer une stratégie nationale de prévention et de réduction des situations des enfants de la rue en trouvant des solutions pratiques, dans le cadre de la protection de tous les enfants contre toutes les formes d’exploitation, en garantissant leurs droits et en accordant la priorité à leur intérêt supérieur.

Le ministère s’engage également annuellement à encadrer directement plus de 6000 enfants, que ce soit par le régime de résidence complète dans les centres d’accueil ou par les interventions qui leur sont confiées en milieu familial, et le régime de la demi-pension dans les centres intégrés des jeunes et des enfants et les complexes de l’enfance, pour que les enfants pris en charge par par l’État jouissent d’une enfance normale et sûre et ne soient pas obligées de travailler ou exposées à une forme de menace et d’exploitation.

Le ministère affirme également qu’il participe à l’élaboration et à la mise en œuvre de plusieurs stratégies et programmes nationaux visant à lutter contre le travail des enfants, à renforcer le rôle social de l’État, et à soutenir le partenariat entre les secteurs public et privé pour faire avancer les projets productifs et stimuler les initiatives privées, notamment celles des femmes, afin d’autonomiser les familles sur le plan économique et d’améliorer leur capacités d’éducation des enfants , comme l’indique le programme « Autonomisation économique des familles en situations particulières » et le programme « Autonomisation économique des mères d’élèves menacés d’abandon scolaire », en effet ils fournissent des moyens de subsistance qui protègent les familles de la vulnérabilité économique et aident à lutter contre le décrochage scolaire grâce à des approches intégrées pour l’autonomisation économique des femmes et des familles à faible revenu.

Le ministère affirme que le travail des enfants est une violation flagrante de leurs droits et un crime punissable par la loi car il prive l’enfant des moyens d’une éducation saine et équilibrée, entrave sa capacité d’aller à l’école et affecte gravement sa personnalité et lui fait du mal physiquement, psychologiquement, mentalement et socialement.

Dans cette optique, le ministère appelle toutes les forces concernées à respecter l’obligation de signaler tous les cas de travail des enfants, à appliquer strictement la loi et à traiter tous les aspects de l’exploitation économique de l’enfant.

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