Immobilier: la segmentation du marché locatif
Entre les quartiers périphériques accessibles et les zones premium aux tarifs élevés, l’offre répond à une demande tout aussi diversifiée, avec des pressions inflationnistes particulièrement marquées dans certains secteurs en mutation.
Une périphérie plus accessible, le cœur de la demande locative
Les zones les plus accessibles pour les locataires se concentrent essentiellement en périphérie, offrant une solution face à la flambée des prix dans le centre. La Manouba reste l’une des localités les plus abordables, avec des loyers moyens établis à 728 DT pour un S+1 et 920 DT pour un S+2. À Boumhel, les niveaux sont légèrement supérieurs, atteignant 1 070 DT pour un S+1 et 1 295 DT pour un S+2.
Des quartiers comme Riadh Andalous et Nouvelle Médina confirment ce positionnement modéré, attirant les ménages en quête de compromis entre budget et localisation.
Le luxe : un marché à part, dominé par les Berges du Lac
À l’opposé du spectre, les quartiers premium affichent des valeurs locatives sans commune mesure, cristallisant la demande pour le standing et la localisation stratégique.
Les Berges du Lac 2 dominent largement le classement, avec des loyers moyens de 1 600 DT pour un S+1 et 2 200 DT pour un S+2. Les Jardins de Carthage se positionnent juste derrière, à 1 500 DT (S+1) et 1 950 DT (S+2).
Le segment intermédiaire-haut : l’équilibre recherché
Entre ces deux extrêmes, des quartiers bien établis combinent localisation attractive et valeur résidentielle forte, confirmant un positionnement intermédiaire-haut. La Soukra et El Menzah 9 C illustrent cette catégorie, bénéficiant d’une demande soutenue qui maintient les loyers à des niveaux élevés, sans atteindre ceux des zones purement premium.
Les plus fortes hausses : le signal des quartiers en transformation
L’analyse de l’évolution des loyers révèle que les plus fortes progressions ne concernent pas les quartiers les plus chers, mais bien des zones en plein rattrapage ou en mutation, traduisant une pression accrue de la demande sur des segments plus accessibles ou en valorisation.
La palme de la hausse revient à Cité El Ghazela et El Menzah 9, avec une augmentation remarquable de 18% pour les loyers des S+2. Nouvelle Médina suit avec 14%, confirmant son dynamisme. Chotrana 1 enregistre une hausse de 11%. La Manouba, bien que partant d’une base modeste, voit ses loyers augmenter de 9%.

