Economie

Le baril flambe de 1,2%, Ormuz sous haute tension

Les prix du brut ont nettement progressé ce mardi sur les marchés internationaux, portés par les craintes des investisseurs face à la montée des incertitudes géopolitiques entre Washington et Téhéran. Alors que des discussions ont eu lieu vendredi à Oman, les positions respectives des deux capitales semblent difficilement conciliables, alimentant un climat de défiance sur les places financières.

Le baril de Brent de la mer du Nord, échéance avril, s’est adjugé 1,21 %, pour s’établir à 69,23 dollars. Dans le même temps, le West Texas Intermediate, référence américaine pour livraison en mars, a grimpé de 1,28 %, atteignant 64,78 dollars le baril.

Derrière ces chiffres, c’est tout le poids stratégique de l’Iran qui inquiète. Le pays figure en effet parmi les dix premiers producteurs mondiaux et contrôle l’accès au détroit d’Ormuz, une artère vitale par laquelle transite près de 20 % du pétrole consommé sur la planète.

Les investisseurs redoutent qu’une escalade verbale ou militaire ne vienne perturber cette route clé. D’autant que les signaux en provenance de la Maison-Blanche restent pour le moins ambivalents : tantôt favorables à une issue négociée, tantôt teintés de menaces directes à l’encontre du régime iranien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *