L’Afrique en passe de devenir un géant, avec un bond de 54% en 2025
D’après une analyse du Global Solar Council publiée ce mardi 03 février 2026, le continent africain a connu une accélération sans précédent dans le déploiement de l’énergie solaire l’an dernier. Cette croissance, la plus vigoureuse jamais enregistrée, est tirée à la fois par le développement de centrales à grande échelle et par l’essor des installations décentralisées.
L’Afrique a ainsi ajouté près de 4,5 gigawatts de nouvelles capacités solaires en 2025, marquant une progression de plus de 50% par rapport à l’année précédente. Cette performance surpasse le précédent record établi en 2023.
Le podium des nouveaux investissements est dominé par l’Afrique du Sud, qui a installé à elle seule 1,6 GW. Elle est suivie par le Nigeria (803 MW) et l’Égypte (500 MW). Fait notable, les systèmes distribués incluant les panneaux sur toitures et les installations pour les entreprises ont représenté près de la moitié des nouvelles capacités, même si leur ampleur réelle est probablement sous-estimée dans les statistiques officielles.
La dynamique se diffuse désormais au-delà des leaders historiques : 8 pays ont dépassé le seuil des 100 mégawatts installés en 2025, contre seulement quatre un an plus tôt.
Le rapport identifie deux trajectoires parallèles et complémentaires pour la transition énergétique africaine. La première, portée par les acteurs publics, repose sur le développement de grandes centrales connectées au réseau. La seconde, impulsée par le secteur privé, s’appuie sur la génération distribuée, adoptée par les ménages et les industries. Ces deux modèles progressent rapidement, mais sous des régimes de financement et politiques distincts.
Pour soutenir cette tendance, les experts soulignent l’importance cruciale d’investissements dans les compétences techniques et les infrastructures, ainsi que la nécessité de mécanismes de financement innovants et de réformes politiques continues.
Les perspectives restent ambitieuses : le Global Solar Council anticipe une multiplication par plus de six des capacités solaires installées d’ici 2029, pour dépasser les 33 gigawatts. Cette projection suppose une expansion simultanée des marchés des grandes centrales et de l’autoproduction dans un nombre croissant de pays.
Présenté à l’occasion du salon Intersolar Africa 2026 à Nairobi, ce rapport confirme que l’abondant ensoleillement africain, couplé à une demande électrique croissante, fait du solaire un pilier majeur de la transition énergétique et du développement économique du continent.

