La facture des catastrophes naturelles s’élève à 1,9% du PIB
La ministre des Finances, Michkat Slama Khaldi, a tiré la sonnette d’alarme ce lundi, le 02 janvier en évaluant le coût des catastrophes naturelles majeures en Tunisie à près de 2% du Produit Intérieur Brut. Cette déclaration a été faite à l’occasion de la 18e édition du Rendez-vous de Carthage de l’Assurance et de la Réassurance.
Selon la ministre, la sécheresse constitue le principal fléau, représentant plus de 50% des événements naturels recensés. Cependant, ce sont les inondations qui pèsent le plus lourd sur l’économie, causant environ 60% des pertes financières totales. Ces dommages impactent sévèrement des secteurs clés comme l’agriculture, les infrastructures et le tourisme, et frappent en premier lieu les populations les plus fragiles.
Face à cette menace, la ministre a rappelé que la Tunisie a inscrit la gestion des catastrophes naturelles et du changement climatique comme une priorité nationale. Elle a souligné les efforts entrepris pour renforcer la résilience du pays via une approche globale, privilégiant la prévention, l’adaptation et la mise en place de filets de protection financière.
Cette orientation s’est concrétisée par une série de mesures gouvernementales, incluant le renforcement des systèmes de gestion des risques et le développement d’outils innovants de financement et d’assurance climatiques.
Enfin, Michka Salama Khaldi a insisté sur la volonté du gouvernement d’opter pour une démarche participative. Celle-ci vise à resserrer la collaboration entre les institutions publiques, le secteur privé et les partenaires techniques et financiers, dans le but d’assurer des interventions plus efficaces et rapides lors des crises climatiques.

