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Kaïs Saïed exige la clôture du dossier des biens confisqués depuis 2011

Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé, mercredi, le 04 février 2026, une réunion de travail consacrée au dossier épineux des biens confisqués depuis la révolution de 2011. Les ministres des Finances et des Domaines de l’État ont été reçus au palais de Carthage pour un point d’étape sur ce dossier que le chef de l’État estime urgent de résoudre.

Selon un communiqué de la présidence, Kaïs Saïed a exprimé son insatisfaction devant une situation qu’il juge intenable. Il a déploré que, plus d’une décennie après les faits, de nombreux biens, immobiliers et mobiliers, soient laissés à l’abandon, voyant leur valeur se dégrader, quand ils n’ont pas été cédés à des prix bien inférieurs à leur valeur réelle.

Le président a porté un regard sévère sur la gestion post-2011. Pour lui, les choix opérés n’étaient pas le fruit du hasard, mais répondaient à une logique de contournement des objectifs de la révolution, privant selon ses termes le peuple tunisien de son droit à la récupération des fonds spoliés. Il a pointé du doigt la prolifération des structures et commissions de la Commission de confiscation à diverses entités de gestion qui aurait, selon lui, conduit à une dilution des responsabilités et à une perte des droits des citoyens dans des méandres administratifs.

Il a cité nommément le cas de la société Al Karama Holding, critiquant son rôle dans la vente à bas prix de plusieurs entreprises et les rémunérations importantes versées aux administrateurs judiciaires.

Face à ce constat, le chef de l’État a réitéré son appel à une clôture rapide de ce dossier et à une révision des opérations de cession passées. Il a dénoncé l’action de « cartels » ayant, selon ses dires, exploité un cadre juridique qu’il présente comme un système aux apparences légales mais détourné dans la pratique.

Kaïs Saïed a conclu en insistant sur l’impératif de mettre fin à cette situation, affirmant qu’aucun droit du peuple tunisien ne saurait être prescrit. L’objectif, a-t-il précisé, est une « reddition des comptes équitables » et non un « règlement de comptes », laissant entrevoir une possibilité de conciliation pour les acteurs de bonne foi, tout en avertissant les autres qu’ils devront assumer leurs choix.

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