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Kais Saïed constate des dysfonctionnements et prône des solutions novatrices

Lors d’une visite effectuée hier le 25 mars 2025 à la clinique d’El Omrane, à Tunis, le Chef de l’État, Kaïs Saïed, a pu observer de visu les difficultés rencontrées par les patients dans l’accès aux soins et aux traitements. Accompagné des équipes sur place, il s’est informé des procédures de distribution des médicaments ainsi que du système de prise de rendez-vous, relevant plusieurs lacunes dans l’organisation des services.

Établissement rattaché à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), la clinique d’El Omrane figure parmi les structures de référence pour la délivrance de traitements spécifiques et la prise en charge des patients sous dialyse, au même titre que les cliniques de la Cité El Khadra, Bizerte, Sousse, Sfax et Metlaoui. Pourtant, le président a déploré les conditions d’accueil imposées aux citoyens, contraints de s’y rendre dès l’aube et d’endurer de longues files d’attente.

Pour remédier à ces contraintes, Kaïs Saïed a préconisé la mise en place de mécanismes alternatifs, parmi lesquels la création de circuits de distribution itinérants. Il a suggéré l’utilisation de véhicules dédiés pour acheminer les médicaments directement au domicile des patients dont l’état de santé ne nécessite pas un déplacement, tout en veillant au respect des chaînes de conservation des produits.

Au cours de son déplacement, le président a également rencontré plusieurs citoyens, se disant à l’écoute de leurs préoccupations. Il a rappelé que le droit à la santé est un droit fondamental et que la couverture sociale doit être effective sur l’ensemble du territoire, sans exception.

Le Chef de l’État s’est rendu au siège de la Pharmacie centrale, situé à El Menzah, où il s’est entretenu avec des responsables du secteur. Il a alors insisté sur la nécessité de constituer un stock stratégique, notamment pour les médicaments vitaux, afin de prévenir les ruptures d’approvisionnement constatées récemment. Les traitements contre le diabète, l’hypertension artérielle et les troubles thyroïdiens, ainsi que d’autres spécialités essentielles, doivent, selon lui, bénéficier d’une vigilance particulière dans le cadre de cette constitution de réserves.

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