Stress hydrique : L’Algérie prend les devants

Le stress hydrique de l’Algérie est amplifié à mesure que les semaines sèches d’hiver se prolongent. Bien que décembre soit normalement un mois très humide, il a été principalement sec dans certaines parties de l’Algérie. Il n’y a plus eu de précipitations à la mi-janvier. C’est la quatrième année consécutive que l’Algérie enregistre un déficit pluviométrique.

Un programme de rationnement de l’eau potable, y compris dans la capitale, a été mis en place en 2021 et il est toujours maintenu, la situation ne s’étant pas améliorée.

Selon le ministre des Travaux publics, de l’Hydraulique et des Infrastructures de base Lakhdar Rekhroukh, le taux de remplissage des barrages se situe à un niveau moyen de 32%, avec des décalages entre les barrages de la région Est, plus remplis, et ceux des autres régions.

Avec un tel niveau de stockage, l’Algérie semble craindre une situation encore plus ingérable l’été. Des mesures ont été d’ores et déjà prises pour éviter de graves pénuries d’eau potable dans les à venir. Lors du dernier conseil des ministres, tenu le 8 janvier, la question a été longuement évoquée.

Dans ses instructions au gouvernement, le président Abdelmadjid Tebboune a appelé les ministères concernés à mettre en place « un plan d’urgence » visant à élaborer une nouvelle politique nationale d’économie de l’eau et de protection des eaux souterraines.