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Djerba: des lampadaires LED éclairent la voie de la transition énergétique

Sur l’île de Djerba, le futur de l’éclairage public s’écrit en LED. Première collectivité tunisienne à franchir le pas à une telle échelle, la région a vu 3 415 candélabres modernisés, couvrant près de la moitié de son territoire. Une métamorphose silencieuse, pilotée par l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), qui fait souffler un vent de sobriété sur le réseau électrique local.

Ce « relamping » le remplacement des anciennes lampes par des modules à basse consommation, n’est pas né d’une volonté isolée. Porté par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), le projet a bénéficié du soutien financier du Fonds pour l’environnement mondial (FEM). Résultat : la facture énergétique liée à l’éclairage public a été divisée par deux.

Économies et CO₂ : des retombées tangibles

Derrière les chiffres, ce sont des impacts concrets. La consommation électrique a chuté de 50 %, un bond en avant qui s’accompagne d’un bilan carbone allégé d’environ 900 tonnes de CO₂ par an. Soit l’équivalent de ce qu’absorbent plusieurs milliers d’arbres en une année.

Côté finances, la bascule est tout aussi nette. Selon les données communiquées par le PNUD-Tunisie, la collectivité locale économise désormais près de 630 000 dinars chaque année. Une manne qui pourra être réinvestie dans d’autres services publics.

Sécurité et confort nocturne

Pour les plus de 60 000 habitants concernés, le changement est aussi visuel. Un éclairage plus homogène, plus blanc, plus fiable : les déplacements la nuit gagnent en sérénité, et les routes en sécurité. Un bénéfice souvent sous-estimé, mais crucial dans les zones périurbaines ou touristiques.

Un test grandeur nature pour le pays

Mais au-delà de l’île, c’est tout le modèle tunisien de transition énergétique qui est en train de se dessiner. Djerba fait office de laboratoire à ciel ouvert. L’initiative s’inscrit dans la stratégie nationale de maîtrise de l’énergie, et pourrait préfigurer un déploiement à plus large échelle.

L’expérience prouve, preuves à l’appui, qu’éclairer mieux avec moins est possible. Et surtout, qu’il s’agit d’un levier de développement local tout autant que d’un outil de protection de l’environnement. De quoi, espèrent ses promoteurs, convaincre d’autres gouvernorats de franchir le pas.

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