Coupe du monde 2026 : Les Aigles de Carthage lancent leur préparation
À moins de trois mois du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, qui se tiendra du 11 juin au 19 juillet sur le sol nord-américain, la sélection tunisienne entame officiellement sa phase de préparation. Placée sous l’égide de son nouveau sélectionneur, Sabri Lamouchi, la Tunisie disputera deux rencontres amicales de premier plan, constitutives d’un premier véritable tour d’horizon pour un groupe en pleine mutation.
Les « Aigles de Carthage » entreront en lice dans la nuit du dimanche 29 mars à 1h00 face à Haïti, avant d’enchaîner trois jours plus tard, le mercredi 31 mars à 00h30, contre le Canada. Bien que classées comme amicales, ces deux affiches revêtent une importance stratégique dans l’édification d’un collectif appelé à relever un défi de taille lors de la phase finale.
Versée dans le groupe F, la Tunisie hérite d’une poule relevée comprenant les Pays-Bas, le Japon ainsi que le vainqueur du barrage européen n°2. Un tirage qui impose une montée en puissance rapide, d’autant que la sélection sort d’une période délicate marquée par des éliminations prématurées lors de la Coupe arabe 2025 et de la Coupe d’Afrique des nations 2025, événements qui ont scellé la fin du mandat de Sami Trabelsi.
Pour Sabri Lamouchi, ces deux sorties constitueront une première occasion de jauger l’état de forme de ses troupes et d’affiner ses choix en vue de la liste définitive pour le Mondial. Ce rassemblement intervient dans un contexte particulier, marqué par l’absence de plusieurs cadres historiques. Ferjani Sassi, Aissa Laidouni, Montassar Talbi, Dylan Bronn, Yan Valery et Hannibal Mejbri ne figurent pas sur la feuille de route, pour des raisons liées à des choix techniques ou à des conditions physiques.
Cette situation ouvre la porte à une nouvelle génération de jouleurs, dont les prestations seront suivies avec une attention particulière. Des noms tels que Rani Khedira, Louay Ben Farhat, Adam Arous, Ryan Loumi, Khalil Ayari ou Omar Ben Ali incarnent ce renouvellement et auront l’opportunité de prouver qu’ils peuvent s’inscrire dans la durée.
Sabri Lamouchi a d’ailleurs tenu à rappeler que sa liste restait ouverte et évolutive, laissant entendre que des retours étaient possibles lors du prochain stage à Toronto. Le technicien mise autant sur l’expérience que sur l’émergence de jeunes talents capables de s’imposer dans un calendrier resserré.
Sur le plan tactique, Aymen Dahmen apparaît bien placé pour conserver sa place de numéro un dans les buts. En défense, Ali Abdi, sous réserve de son état physique, devrait débuter sur le flanc gauche, avec Mortadha Ben Ouanes et Mohamed Amine Ben Hamida en solutions de repli. À droite, Moataz Nafati semble en pole pour suppléer l’absence de Yan Valery. Dans l’axe, la paire centrale pourrait associer Alaa Ghram à Omar Rekik, tandis qu’Adam Arous pourrait connaître du temps de jeu en cours de rencontre.
Au milieu de terrain, un rééquilibrage est attendu. Elias Skhiri, Rani Khedira et l’un des deux profils offensifs que sont Anis Ben Slimane ou Ismaël Gharbi devraient former un trio alliant solidité défensive et capacité de projection.
Le secteur offensif offre, quant à lui, un éventail de possibilités. Le staff technique pourra compter sur des éléments polyvalents comme Seifeddine Jaziri et Khalil Ayari pour animer les couloirs, tandis que Hazem Mastouri et Firas Chaouat apportent des solutions en qualité de finisseurs.
À travers ces deux rendez-vous, c’est bien une nouvelle dynamique que Sabri Lamouchi entend installer, posant les premières bases d’une sélection qui devra rapidement trouver ses marques avant l’échéance mondiale.

