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Comment la Bulgarie attire les talents tunisiens avec son visa freelance !

Dans un coup de pionnier stratégique, la Bulgarie rejoint le cercle des nations européennes séduisant les talents globaux. Dès 2026, le pays lance officiellement son « Digital Nomad Visa », un sésame sur mesure pour les freelances et télétravailleurs internationaux, incluant explicitement les professionnels tunisiens. l’objectif est de capter les flux d’une économie dématérialisée en plein essor.

Une porte d’entrée vers l’Europe à coût maîtrisé
Ce visa d’un an, renouvelable, est une réponse directe à la révolution du travail à distance. Il permet à son titulaire de résider légalement en Bulgarie tout en travaillant exclusivement pour des clients ou employeurs situés hors des frontières bulgares. Le gain est double : un ancrage dans l’Union européenne avec la précieuse liberté de circulation dans l’espace Schengen et un coût de la vie significativement plus bas qu’en Europe de l’Ouest.

Sofia, la capitale dynamique, ou Plovdiv, ville européenne de la culture, deviennent ainsi des bases arrière potentielles, alliant connexion haut débit, patrimoine et qualité de vie, le tout sans renoncer à sa clientèle internationale.

Un ticket d’entrée exigeant mais clair
La Bulgarie ne mise pas sur le tout-venant. Pour postuler, les candidats doivent présenter un dossier solide : prouver une activité de freelance ou de télétravail stable pour des entités étrangères, justifier de revenus annuels se situant, selon nos informations, dans une fourchette de 27 500 à 31 000 euros, détenir une assurance maladie couvrant toute la durée du séjour, et fournir les preuves de logement et un passeport valide. Le visa est également familial, incluant conjoint et enfants.

En contrepartie de cet accueil, une règle est intangible : interdiction formelle de travailler pour le marché local. Cette clause protège l’écosystème économique bulgare et évite toute distorsion fiscale.

Une course européenne aux talents nomades
Avec cette initiative, la Bulgarie rejoint une tendance lourde. Des pays comme l’Estonie, pionnière, le Portugal ou la Croatie ont déjà identifié le potentiel de ces travailleurs qualifiés : ils dépensent localement, stimulent le marché immobilier, la restauration, les services, et contribuent à l’internationalisation du tissu économique, sans peser sur le marché de l’emploi national.

Pour Sofia, l’enjeu dépasse la simple manne financière à court terme. Il s’agit de positionner le pays sur la carte des hubs créatifs et numériques européens, d’attirer une diaspora nouvelle et connectée, et de bénéficier d’un effet d’entraînement touristique et culturel.

Comment saisir l’opportunité ?
La procédure démarre au consulat ou à l’ambassade de Bulgarie dans le pays de résidence du demandeur (la Tunisie, donc). Après constitution du dossier et obtention d’un visa national de long séjour (type D), quelques formalités administratives pourront être finalisées sur le territoire bulgare.

Alors que le monde du travail se réinvente, la Bulgarie propose une nouvelle formule : le patrimoine européen, avec les avantages d’un pays émergent. Une équation qui pourrait séduire une génération de professionnels affranchis des frontières, à la recherche d’un nouveau hub de vie et de travail.

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