Budget 2026 : 5% de plus pour transformer l’emploi et la formation
Le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Riadh Chouat, a récemment présenté les grandes orientations budgétaires de son département pour 2026. Elles visent à accélérer la réalisation des projets d’infrastructures des centres de formation, à développer des programmes d’emploi et de formation adaptés aux spécificités régionales et sectorielles, et à soutenir les micro-entreprises ainsi que les projets citoyens dans le cadre de l’économie sociale et solidaire.
Le projet de budget global s’élève à 1 063,9 millions de dinars pour 2026, contre 1 015,350 millions de dinars en 2025, soit une augmentation de 5 %.
Lors de sa présentation, le ministre a souligné que ce budget constitue un levier essentiel de la politique nationale de développement des ressources humaines et de renforcement de l’intégration économique et sociale. Les crédits alloués se répartissent entre le programme de formation professionnelle (494,324 millions de dinars), le programme pour l’emploi (383,159 millions de dinars), le programme de développement de l’initiative privée (161,3 millions de dinars) et le programme de pilotage et de soutien (25,117 millions de dinars).
Relance des projets de formation et accompagnement ciblé
Lors d’une séance devant la commission parlementaire de l’Éducation et de la Formation, le ministre a détaillé les principales orientations du programme de formation professionnelle. Celles-ci portent sur le développement des infrastructures des centres de formation, l’achèvement de leurs équipements, la création de nouvelles spécialités et la modernisation des programmes pédagogiques.
L’année 2026 sera marquée par l’accélération des projets programmés et le lancement d’appels d’offres pour plusieurs nouveaux centres de formation. Les programmes d’accompagnement seront renforcés en faveur des publics prioritaires, tels que les chômeurs, les travailleuses agricoles et les personnes handicapées. Par ailleurs, 42 agences pour l’emploi bénéficieront d’une numérisation de leurs services, et la médiation entre l’offre et la demande sera optimisée grâce au réseautage. Le ministre a également réaffirmé son soutien à l’emploi international via des accords bilatéraux relatifs à la migration organisée.
Numérisation et coopération régionale au cœur des nouveautés
Réagissant à une proposition de création de centres régionaux de formation, M. Chouat a souligné l’importance d’une approche régionale dans ce domaine. Il a indiqué que la proposition de créer des pôles régionaux, en partenariat avec la Libye et l’Algérie, serait examinée. Il a également insisté sur la nécessité d’aligner le Répertoire national des compétences et des certificats de formation professionnelle sur le cadre européen des certifications, afin de favoriser la mobilité et la reconnaissance des compétences.
Le lancement officiel du système d’information intégré pour la gestion des activités de formation professionnelle (SIGAF) et ses retombées positives sur le développement du secteur ont également été mis en avant.
Parmi les autres innovations visant à améliorer les services aux apprenants figure l’introduction du paiement électronique via e-dinar et la carte « Takwin ».
Enfin, le ministre Riadh Chouat estime que la création du Conseil supérieur de l’Éducation et de l’Enseignement, qui réunit des représentants de sept ministères, dont ceux de la Formation professionnelle, de l’Emploi et de l’Éducation, mettra fin à l’individualisme des décisions et garantira des réformes stratégiques efficaces, répondant aux besoins du marché du travail grâce à des formations et des programmes pédagogiques adaptés.

