Balance commerciale alimentaire: l’excédent tunisien décolle de 143% en un mois
La Tunisie a entamé l’année 2026 sur les chapeaux de roue sur le plan du commerce extérieur agroalimentaire. Selon les chiffres fraîchement publiés par l’Observatoire national de l’agriculture, le solde de la balance commerciale alimentaire a enregistré une amélioration spectaculaire au cours du premier mois de l’année.
L’excédent a ainsi plus que doublé, s’établissant à 424,9 millions de dinars tunisiens (MDT), contre 175,1 MDT à la même période de l’année précédente. Cette performance exceptionnelle est le fruit d’une double dynamique : une progression des exportations, notamment d’huile d’olive, et un allègement significatif de la facture des importations, en particulier pour les céréales et le sucre.
Cette embellie se traduit par un bond du taux de couverture des importations par les exportations, qui atteint désormais 190,3 %, contre 125,1 % en janvier 2025. Si les exportations alimentaires ont légèrement augmenté de 2,7 %, la baisse marquée de 32,5 % des importations a été le principal moteur de cet accroissement de l’excédent.
L’huile d’olive, pilier incontesté des exportations
Une fois de plus, l’huile d’olive s’impose comme le principal pourvoyeur de devises du secteur. La valeur de ses exportations a bondi de 17,8 % par rapport à janvier 2025, totalisant 610,5 MDT, contre 518,4 MDT l’année précédente. Ce seul produit pèse désormais plus des deux tiers (68,2 %) des exportations alimentaires totales du pays, renforçant sa place prédominante par rapport à la même époque en 2025 (59,5 %).
Au total, les exportations du secteur agroalimentaire tunisien ont généré 895,2 MDT de recettes à fin janvier 2026, ce qui représente 16,9 % de l’ensemble des exportations nationales.
Facture allégée pour les céréales et le sucre
Du côté des importations, la tendance est à la baisse généralisée. La facture totale des achats alimentaires à l’étranger s’est contractée de 32,5 % pour s’élever à 470,3 MDT. Ces achats ne représentent plus que 7,1 % du total des importations du pays.
Deux postes principaux expliquent cette diminution. Les importations de céréales, premier poste d’achat, ont reculé de 26,3 % sur un an, pour atteindre 264,3 MDT. Elles constituent 56,2 % de l’ensemble des importations alimentaires, une part en légère hausse par rapport à 2025 (51,5 %). Le blé représente à lui seul l’essentiel de ces achats, avec une valeur de 154,5 MDT, soit 58,5 % du total des céréales importées.
Enfin, la chute la plus spectaculaire concerne les achats de sucre, dont la valeur a plongé de 93 % par rapport à janvier 2025.

