415 millions pour sauver la STEG de ses déficits structurels
La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) va bénéficier d’un double appui financier international, d’un montant global de 384,8 millions d’euros et de 30 millions de dollars, destiné à la mise en œuvre d’un vaste programme de réforme visant à renforcer l’efficacité, la performance et la gouvernance du secteur énergétique dans le pays.
L’officialisation de ces concours est intervenue à travers la parution, au Journal officiel de la République tunisienne, d’un décret présidentiel approuvant deux accords de garantie signés le 3 novembre 2025 entre les autorités tunisiennes et la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), qui est l’entité opérationnelle du Groupe de la Banque mondiale.
Le premier de ces accords porte sur un prêt de 384,8 millions d’euros octroyé directement à la STEG. Ce financement est destiné à soutenir la mise en œuvre d’un programme d’amélioration de l’efficacité, de la performance et de la gouvernance du secteur énergétique tunisien. Il s’agit, à travers ce volet, d’accompagner la modernisation de la filière, d’optimiser les performances opérationnelles de l’entreprise publique et de consolider ses dispositifs de régulation et de transparence, alors que le pays est confronté à une pression croissante sur la demande d’électricité et à des enjeux majeurs liés à la transition vers des sources d’énergie plus propres.
Parallèlement, un second accord prévoit un financement de 30 millions de dollars américains, accordé à la STEG par la BIRD, agissant ici en qualité d’entité gestionnaire du Fonds pour les technologies propres. Ce second apport s’inscrit dans la continuité du même programme stratégique axé sur l’amélioration des indicateurs de performance et d’efficience du secteur électrique et gazier tunisien.
À travers ces deux lignes de financement, les pouvoirs publics tunisiens ambitionnent de doter la STEG de moyens renforcés, d’améliorer la gestion globale du réseau électrique et de soutenir les réformes en cours, jugées indispensables pour gagner en efficacité et en pérennité.
Cet apport financier intervient dans un contexte marqué par de multiples défis pour le secteur national de l’énergie : la hausse continue de la consommation d’électricité, l’urgence de rénover des infrastructures vieillissantes, la nécessité de réduire les pertes techniques sur les réseaux, ainsi que l’impératif d’intégrer à un rythme soutenu les énergies renouvelables dans le mix électrique du pays.

