Economie

Pourquoi les Tunisiens devront-ils payer 15 000 $ pour un simple visa tourisme ?

Dès le 2 avril 2026, les ressortissants tunisiens souhaitant voyager aux États-Unis avec un visa de visiteur (catégories B1 pour les affaires et B2 pour le tourisme) devront s’acquitter d’une caution remboursable de 15 000 dollars. L’annonce émane du département d’État américain, qui étend ainsi à 50 pays un dispositif jusqu’ici réservé à 38 nations.

La Tunisie figure parmi les douze nouveaux pays ajoutés à cette liste, aux côtés du Cambodge, de l’Éthiopie, de la Géorgie, du Mozambique, des Seychelles ou encore de la Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Un outin pour limiter les dépassements de séjour

Ce programme de caution, connu sous le nom de « visa bond », a été introduit par l’administration actuelle dans le cadre d’une stratégie élargie de régulation migratoire. Il concerne en priorité les visas temporaires, et impose aux demandeurs de constituer une garantie financière avant même l’examen de leur dossier. Le montant exact peut varier en fonction de la situation individuelle et de l’appréciation des services consulaires.

L’objectif affiché est de réduire les cas de dépassement de la durée de séjour autorisée. La caution est intégralement restituée si le voyageur respecte les conditions de son visa et quitte le territoire américain à la fin de son séjour. Elle est également remboursée en cas de refus de visa.

Cette mesure s’inscrit dans une série de durcissements récents en matière d’immigration. Si ses partisans y voient un moyen efficace de lutter contre l’immigration clandestine, des organisations de défense des droits humains dénoncent une barrière financière supplémentaire, susceptible de limiter l’accès aux États-Unis pour les voyageurs issus de pays à revenus modestes.

Les nouveaux pays concernés

Outre la Tunisie, les autres nationalités ajoutées au programme sont : le Cambodge, l’Éthiopie, la Géorgie, la Grenade, le Lesotho, Maurice, la Mongolie, le Mozambique, le Nicaragua, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et les Seychelles.

Ces pays viennent s’ajouter à une quarantaine d’autres, principalement situés en Afrique, en Asie et dans les Caraïbes, déjà soumis à cette obligation.

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