Economie

Tunisie : vers une sortie totale des HCFC d’ici 2030

L’Agence Nationale de Protection de l’Environnement (ANPE), en collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI), a officiellement lancé la troisième phase du Plan national d’élimination des HCFC. Cette initiative s’inscrit dans la continuité des engagements internationaux de la Tunisie visant à préserver la couche d’ozone tout en luttant contre le dérèglement climatique.

Après deux premières étapes couronnées de succès, qui ont permis de réduire de 70 % la consommation nationale de ces frigorigènes nocifs pour l’ozone stratosphérique, le pays passe désormais à la vitesse supérieure. L’objectif affiché pour la période 2026-2030 est clair : parvenir à une élimination complète de ces substances d’ici la fin de la décennie.

Pour mener à bien cette mission, un budget de 1,12 million de dollars a été alloué par le Fonds multilatéral. Ces ressources serviront notamment à déployer un dispositif national structuré autour de la récupération, du recyclage et de la régénération des fluides frigorigènes visés par le Protocole de Montréal.

Au-delà de l’aspect technique, ce programme met l’accent sur le capital humain et la montée en compétences. Des sessions de formation et de certification sont prévues à l’intention des professionnels du secteur du froid, afin de les accompagner dans l’adoption de bonnes pratiques et l’utilisation de réfrigérants alternatifs naturels, moins impactants pour l’environnement.

Dans cette dynamique, la réhabilitation du centre de formation de Kairouan est également inscrite au programme, aux côtés d’un appui renforcé aux établissements de formation professionnelle. Par ailleurs, des projets pilotes verront le jour dans les secteurs stratégiques de la pêche et de l’agroalimentaire, avec pour ambition de moderniser les équipements et de réduire l’empreinte écologique des activités.

Enfin, une attention particulière est accordée à l’inclusion. Des bourses seront attribuées pour encourager la présence féminine dans les métiers techniques du froid, un domaine traditionnellement masculin, contribuant ainsi à une transition écologique plus équitable et diversifiée.

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