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Pêche: l’excédent commercial fléchit à 283 MD en 2025, malgré des prix en hausse

La balance commerciale tunisienne des produits de la pêche affiche un excédent de 283,8 millions de dinars (MD) pour l’ensemble de l’année 2025, selon les dernières statistiques publiées par l’Observatoire National de l’Agriculture (ONAGRI). Ce résultat est en retrait par rapport à celui de 2024, où le surplus avait atteint 386,8 MD.

Malgré ce recul, le taux de couverture des importations par les exportations reste confortable, s’établissant à 148 % à fin décembre 2025. En d’autres termes, la Tunisie a exporté l’équivalent de près d’une fois et demie la valeur de ses achats de produits halieutiques.

Du côté des ventes à l’étranger, la tendance est contrastée. Les exportations ont totalisé 35 500 tonnes, générant 878 MD de revenus. Si le volume exporté accuse une légère baisse de 2,7 % par rapport à 2024, la valeur, elle, progresse de 3,8 %, portée par une hausse des prix moyens à l’exportation. Ceux-ci ont grimpé de 6,7 % sur un an, atteignant 24,8 dinars le kilogramme, contre 23,2 dinars en 2024.

La structure des exportations reste dominée par trois catégories principales. Les poissons frais ou réfrigérés arrivent en tête avec 17 500 tonnes, représentant près de la moitié (49,3 %) des volumes exportés. Viennent ensuite les crustacés avec 8 400 tonnes (23,7 % du total), puis les conserves et semi-conserves de poissons qui totalisent 8 100 tonnes (22,8 %). Les mollusques complètent la gamme avec 4,2 % des quantités expédiées.

Côté débouchés, le marché italien reste le premier client de la Tunisie pour les produits de la mer, absorbant 28 % des exportations. L’Espagne suit avec 15 %, devant la Libye (10 %), puis l’Algérie et le Japon, qui se partagent chacun 7 % des parts.

En parallèle, les importations de produits halieutiques ont connu une forte augmentation en 2025. Leur valeur a bondi de 29,4 % pour s’établir à 594,2 MD, tandis que les volumes importés ont grimpé de 23,4 %, atteignant 88 000 tonnes. Le prix moyen à l’importation s’est également apprécié de 5 % sur un an, à 6,76 dinars le kilogramme. Sans surprise, les poissons constituent l’essentiel de ces achats, avec 91 % des parts.

L’ONAGRI précise enfin la destination de ces produits importés. La grande majorité (72,4 %) est destinée à l’industrie de transformation. Environ 20,8 % des volumes sont orientés vers la consommation directe sur le marché local, tandis que 6,8 % sont destinés aux opérations d’engraissement.

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