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L’agriculture : la valeur ajoutée bondit de 12,3 % et dope le PIB

L’Institut national de la statistique (INS) a dévoilé, ce dimanche, ses indicateurs relatifs à la croissance économique pour le dernier trimestre de l’année 2025. Si le produit intérieur brut (PIB) a connu une progression de 2,7 % sur un an, c’est le secteur agricole qui s’impose comme le moteur principal de cette embellie.

Selon les données publiées, l’activité agricole a enregistré une performance remarquable avec une hausse de sa valeur ajoutée de 12,3 % par rapport à la même période de l’année précédente. Cette dynamique exceptionnelle a contribué à hauteur de 1,08 point de pourcentage à la croissance trimestrielle, soulignant le rôle clé du secteur primaire dans l’économie nationale.

Du côté de l’industrie, la tendance reste positive. Les industries manufacturières affichent une progression de 4 %, tirées par les très bons résultats des industries mécaniques et électriques (+7,8 %), des industries agroalimentaires (+6,1 %) et de la fabrication d’autres produits minéraux (+4,2 %). Globalement, le secteur industriel (hors BTP) voit sa valeur ajoutée croître de 3,0 % sur un an, contribuant pour 0,52 point à la croissance.

À l’inverse, le secteur de l’énergie, des mines, de l’eau et de l’assainissement connaît un léger repli de 0,3 %. Cette contreperformance s’explique principalement par le net recul de l’extraction de pétrole et de gaz naturel, en baisse de 13,3 %. Le secteur de la construction (BTP) continue quant à lui sur sa lancée avec une augmentation de 4,1 % de sa valeur ajoutée.

Le secteur des services confirme sa reprise en maintenant une dynamique positive. Sa valeur ajoutée s’est accrue de 1,4 %, portée par l’embellie de l’hôtellerie-restauration (+7,2 %), des activités informatiques et de communication (+3,7 %) et, dans une moindre mesure, du transport (+0,2 %). L’ensemble des services contribue ainsi à hauteur de 0,88 point à la croissance du trimestre.

Enfin, du côté de la demande, l’embellie est également visible. La demande intérieure a progressé de 3,4 %, soutenue par la consommation des ménages et l’investissement, apportant une contribution très forte de 3,75 points à la croissance. En revanche, les échanges extérieurs nets ont freiné l’évolution du PIB, exerçant un impact négatif de 1,03 point sur la croissance trimestrielle.

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