Inflation à 4,8 % : le répit cache une reprise rampante du noyau dur
Lors de sa réunion du 11 février 2026, le Conseil d’administration de la Banque centrale a livré une lecture contrastée de la dynamique des prix. Si le taux d’inflation global s’est inscrit en léger repli à 4,8 % en janvier, après un plateau à 4,9 % sur l’ensemble du quatrième trimestre 2025, la décomposition de l’indice révèle des tendances sous-jacentes divergentes.
Le reflux de l’indice général s’explique principalement par deux facteurs. D’une part, la composante des prix administrés a poursuivi sa détente, avec un glissement annuel ramené à 0,6 %, contre 0,8 % le mois précédent. Cette évolution reflète la prolongation du gel de la majorité des tarifs régulés pesant significativement dans la structure de consommation. D’autre part, le ralentissement des prix des produits alimentaires frais – dont le rythme s’établit désormais à 10,3 % après 11,2 % en décembre – témoigne d’un assouplissement des tensions sur l’offre de certaines denrées.
En revanche, l’inflation sous-jacente, mesurée par l’indicateur hors produits frais et prix administrés, s’est inscrite en hausse pour le quatrième mois consécutif. Elle atteint 4,9 % en janvier, contre un point bas à 4,3 % en septembre 2025. Cette remontée progressive est principalement attribuable à l’épuisement d’un effet de base favorable, né de la forte contraction enregistrée en 2025 sur les prix domestiques de l’huile d’olive.

