Les États-Unis claquent la porte de l’OMS, laissant 260 millions de dettes
Washington a officiellement notifié son retrait de l’Organisation mondiale de la santé. L’annonce a été faite ce mardi par le ministre de la Santé, Robert F. Kennedy Jr et le secrétaire d’État, Marco Rubio, mettant ainsi en œuvre une promesse phare du président Donald Trump depuis son entrée en fonction en janvier 2025.
Cette décision, saluée par l’administration républicaine comme l’accomplissement d’un engagement, laisse toutefois un contentieux financier majeur. Les États-Unis doivent encore à l’institution onusienne la somme de 260,6 millions de dollars, correspondant à leurs contributions statutaires pour l’exercice en cours.
Le départ américain plonge l’OMS dans une zone d’incertitude juridique. Sa Constitution, rédigée au sortir de la Seconde Guerre mondiale avec l’ambition d’une couverture sanitaire universelle, ne prévoit en effet aucune procédure de retrait pour ses États membres. Pour ses fondateurs, cette universalité était un pilier essentiel pour endiguer la propagation transfrontalière des maladies.
Selon l’analyse du conseiller juridique principal de l’OMS, Steve Solomon, cette absence de clause était volontaire, visant à ancrer une coopération mondiale dans la durée. Les États-Unis viennent donc de créer un précédent historique, dont les conséquences opérationnelles et symboliques pour la gouvernance sanitaire internationale restent entières.

