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Le Président exige un plan d’urgence pour le patrimoine après les intempéries

Le Président de la République, Kaïs Saïed, s’est entretenu ce mercredi avec la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, au palais de Carthage. Les échanges ont principalement porté sur la sauvegarde du patrimoine national, dans un contexte marqué par les récentes intempéries.

Le chef de l’État a réaffirmé le rôle essentiel de l’Institut national du patrimoine (INP) et de l’Agence de mise en valeur du patrimoine (AMVPPC) dans la protection du riche héritage archéologique, historique et civilisationnel tunisien. Cette réunion fait suite à une visite présidentielle effectuée à Sidi Bou Saïd, où d’importants glissements de terrain, causés par des pluies diluviennes, ont été constatés.

M. Saïed a pointé du doigt de nombreuses constructions réalisées sans considération pour la nature des lieux et en contradiction avec leur caractère patrimonial, fragilisant l’équilibre naturel. Il a exigé des mesures urgentes pour sécuriser Sidi Bou Saïd, haut lieu touristique, préserver son identité architecturale et culturelle, et accélérer son dossier de candidature au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Des instructions ont également été données pour apporter, dans les plus brefs délais et dans le cadre légal, des solutions aux personnes affectées par ces sinistres, en attendant l’élaboration d’un nouveau plan d’urbanisme respectueux du style architectural authentique de la région.

Par ailleurs, le Président a insisté sur l’impérieuse nécessité, pour le ministère et ses institutions, de renforcer la protection du patrimoine national et de travailler à la restitution des biens culturels pillés. Il a alerté sur l’activité des réseaux de trafic qui tentent de profiter de la situation, notamment après la découverte de nombreux sites archéologiques jusqu’alors inconnus, mis au jour par les récentes pluies.

Il a enfin déploré que cette situation n’aurait pas eu lieu si des autorisations de construction n’avaient pas été accordées, par le passé et parfois encore aujourd’hui, dans des zones classées sites archéologiques où toute édification est interdite, facilitant ainsi l’appropriation illégale de vestiges.

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