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Le gouvernement accélère sur l’électrique ELMED et le phosphate Mdhilla 2

Lundi 26 janvier 2026, au Palais du gouvernement de la Kasbah, la Commission chargée d’accélérer les projets publics a tenu une réunion de haut niveau, présidée par la Cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri. L’ordre du jour était centré sur le suivi de deux dossiers structurants : l’interconnexion électrique avec l’Italie (ELMED) et le complexe de phosphate raffiné de Mdhilla 2.

Dès l’ouverture des travaux, Mme Zaâfrani Zenzri a martelé la volonté de l’Exécutif de dynamiser la réalisation des projets en cours et d’en engager de nouveaux dans les délais impartis. Cette impulsion, a-t-elle affirmé, est capitale pour redynamiser l’activité économique, attirer les investisseurs, générer de l’emploi et promouvoir un développement équilibré entre les régions.

La Première ministre a exigé une levée rapide de tous les blocages entravant l’avancement des chantiers, prônant un suivi rigoureux et quotidien sur le terrain à tous les échelons administratifs. Elle a également averti que toute défaillance, qu’elle provienne des maîtres d’ouvrage ou des organismes de contrôle, serait imputée à ses auteurs.

ELMED, une artère énergétique pour l’avenir

Un focus approfondi a été consacré au projet ELMED. Ce dernier consiste en la construction d’une interconnexion électrique sous-marine à courant continu haute tension, d’une capacité de 600 mégawatts, entre la Tunisie (région d’El Mlaaibi, gouvernorat de Nabeul) et l’Italie (Partanna, en Sicile). L’infrastructure, qui traversera le détroit de Sicile sur près de 200 km par des fonds atteignant 800 mètres, intégrera deux stations de conversion et des liaisons terrestres.

Présenté comme une pièce maîtresse pour les échanges énergétiques en Méditerranée, ELMED doit consolider le réseau électrique national et soutenir l’expansion des énergies vertes. Il doit aussi permettre de mieux gérer la demande de pointe et préparer l’entrée de la Tunisie dans le futur marché euro-africain de l’électricité.

La Cheffe du gouvernement a rappelé la dimension stratégique de ce projet, pilier de la transition énergétique. Il s’inscrit dans l’objectif de porter à 35% la part du renouvelable dans la production d’électricité à l’horizon 2030, renforçant ainsi l’autonomie et la sécurité énergétique du pays.

Mdhilla 2 : de la mine à l’industrie à valeur ajoutée

Le second dossier examiné concerne l’usine de triple superphosphate raffiné de Mdhilla 2. Ce projet est envisagé comme un catalyseur pour la relance du secteur du phosphate, visant à transformer une économie d’extraction en une véritable filière industrielle génératrice de plus-value.

Les bénéfices escomptés sont multiples : augmentation des exportations, création d’emplois directs et induits, et stimulation de l’économie nationale. Sarra Zaâfrani Zenzri a souligné que Mdhilla 2 incarne une opportunité stratégique de convertir les richesses naturelles du pays en levier de croissance durable et de développement régional.

Cette réunion de la commission illustre la priorité accordée par le gouvernement à l’exécution concrète et rapide des grands projets d’infrastructure, considérés comme des moteurs indispensables pour l’économie tunisienne.

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